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Deux disques vinyles 33 tours, chacun dédicacé « G Brassens »
S.l. [Paris], 1979 et 1980, env. 31,3 x 31,3 cm chaque
« Pour Sophie que j’embrasse… »
Deux disques vinyles 33 tours, chacun dédicacé « G Brassens »
S.l. [Paris], 1979 et 1980, env. 31,3 x 31,3 cm chaque
Très bon état de conservation, manque la chemise titre interne dans le second volume
Ensemble de deux disques vinyles 33 tours dédicacés par Brassens
Brassens se produit sur scène en 1951 sur la scène du club Le Vieux Colombier, fief des musiciens de jazz et des « rats de cave », situé dans le quartier parisien de Saint-Germain-des-Prés. C’est dans cet univers qu’il fait la connaissance du batteur de jazz François Galepides, dit Moustache, au Vieux Colombier de Juan-les-Pins, autre club de jazz incontournable dans les années 1950 à 1960. Lors de leurs retrouvailles en 1976, Moustache promet d’adapter et d’enregistrer les chansons de son ami dans un style jazz. À cette fin, le batteur fait appel à Benny Vasseur, François Guin et Jean-Gabriel Bauzil, qu’il intègre au groupe qu’il venait de constituer, Les Petits Français. Il use au surplus de la présence à Paris de cinq prestigieux solistes américains pour solliciter leur concours : Cat Anderson, Eddie « Lockjaw » Davis, Dorothy Donegan, Harry « Sweets » Edison et Joe Newman. Les arrangements furent confiés à Michel Attenoux.
Au verso de chacune des jaquettes, Brassens adresse une dédicace :
Vol. 1 : « Pour Sophie et Maurice / Tous mes vœux / G. Brassens »
Vol. 2 : « Pour Sophie que j’embrasse / G. Brassens 1979 »
Provenance : Succession Sophie Duvernoy (1930-2025)
Figure discrète mais essentielle de l’entourage de Georges Brassens, Sophie Duvernoy entre à son service en 1969, après avoir travaillé chez le dessinateur Raymond Peynet. Elle l’appelait « le bon maître », surnom que Georges Brassens lui avait lui-même suggéré, non sans malice, lors de leur rencontre. Originaire de Pologne et de neuf ans la cadette du chanteur, elle est recrutée presque fortuitement par ce dernier lorsque Peynet part s’installer dans le Sud. Brassens vit alors dans l’immeuble Le Méridien, rue Émile Dubois, aux côtés de voisins et amis tels que Jacques Brel. Dès lors, Sophie accompagne Brassens dans son installation rue Santos-Dumont et s’impose rapidement comme une présence stable dans un environnement marqué par les visites d’amis et du monde artistique. Se dessine ainsi une relation fondée sur la confiance et la complémentarité entre deux tempéraments réservés.
Au cœur de cet espace domestique devenu lieu de création, Sophie Duvernoy assume un rôle central, veillant à préserver les conditions nécessaires au travail du poète sétois. Gardienne du silence, responsable de l’intendance et des échanges avec l’extérieur, elle évolue au plus près du processus créatif de Brassens sans jamais en troubler l’équilibre. Sa proximité se manifeste également par une participation ponctuelle à son œuvre. En effet, elle prend part au chœur des copains (avec notamment Claudine Caillart, Fred Mella, Joël Favreau, Pierre Nicolas, André Tavernier…) dans deux chansons, Tempête dans un bénitier et Le Roi. Après la mort de son « bon maître », elle vit dans un appartement acquis par ce dernier et dont il lui avait garanti l’usage à vie, témoignant ainsi de la place singulière qu’elle occupa, à la fois dans son quotidien et à proximité immédiate de sa création artistique.