PESSOA, Fernando (1888-1935)

English poems III – Epithalamium
Lisbonne : Olisipo, 1921. Édition originale.

« Ao Ferreira Gomes / com um abraço / offerece / Fernando Pessoa / Março, 1925 »

EUR 9.500 ,-
Fiche descriptive

PESSOA, Fernando (1888-1935)

English poems III – Epithalamium
Lisbonne : Olisipo, 1921
Vol. in-4° (23,4 x 17,5 cm), 16 pp.
Édition originale
D’une rare fraicheur, hormis quelques légères rousseurs éparses
Exemplaire bien complet de sa couverture imprimée portant, sur le plats inférieur, le prix du fascicule en anglais: « One and sixpence net »
Sous chemise-étui demi maroquin bleu foncé, titre doré sur le dos

Troisième et dernière partie du deuxième recueil en vers du Pessoa orthonyme et anglophone

Avec un rare envoi autographe de l’auteur à son ami écrivain Augusto Ferreira Gomes, cofondateur avec Pessoa de la maison d’édition Olisipo :

« Ao Ferreira Gomes / com um abraço / off[erece] / Fernando Pessoa / Março, 1925 »


L’année 1921 marque, dans la vie et l’œuvre de Pessoa, la fondation d’Olisipo, maison d’édition et de commerce dont le nom renvoie à Olisipolis, l’appellation mythique de Lisbonne, la « ville créée par Ulysse ». Grâce à un petit héritage, Pessoa crée, avec deux de ses amis, l’ingénieur Geraldo Coelho de Jesus et l’écrivain-journaliste Augusto Ferreira Gomes cette entité à la fois commerciale et littéraire, dont l’un des objectifs est de promouvoir la culture lusitanienne à l’international. Fraîchement établie par les trois amis, cette maison d’édition permet surtout à Pessoa de faire paraître en décembre de la même année English poems, sous forme de deux opuscules distincts : I-II pour Antinous et Inscription, III pour Epithalamium, formant deux des cinq ouvrages que poète publiera de son vivant. Aventure éditoriale malheureuse, Olisipo cessera toute activité en 1923, à l’image des nombreux projets que Pessoa entreprend sans jamais les mener pleinement à terme.
Epithalamium est composé, selon la date figurant en fin de poème, en 1913. Pessoa le situe dans un cycle de cinq poèmes correspondant chacun à un « empire » du sentiment amoureux. Dans une lettre à João Gaspar Simões du 18 novembre 1930, Pessoa écrit : « Antinoüs et Épithalame sont les seuls poèmes (et même les seules compositions) que j’aie écrits qui soient nettement ce que l’on peut appeler des obscénités […] C’est là que se situe ce qui sera pour vous la violence entièrement inattendue de l’obscénité qui se révèle dans ces deux poèmes – et surtout dans Épithalame, lequel est direct et bestial. Je ne sais pas pourquoi j’ai écrit ces poèmes en anglais. »

Rappelons que Pessoa doit sa parfaite maîtrise de l’anglais grâce à une scolarité passée en Afrique du Sud, où il suit sa mère partie rejoindre João Miguel Rosa, son second époux, au Natal. Pessoa avait composé des poèmes en anglais dès cette époque, notamment sous le pseudonyme d’Alexander Search.

De toute rareté, Pessoa n’ayant pas eu la réputation de faire des envois autographes de complaisance.

Provenance :
Coll. particulière

Bibliographie :
Fernando Pessoa. Esboço de uma bibliografia, José Blanco, Centro des Estudos Pessoanos, 1983, pp. 213-214 ; Œuvres poétiques, éd. Patrick Quillier, Pléiade, 2001, P1449-1461

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