Prenez une longueur d’avance
Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir nos nouveautés et annonces importantes.
En vous abonnant, vous acceptez notre politique de confidentialité. Désabonnez-vous à tout moment.
Manuscrit autographe signé « Max Jacob » pour Cornet à dés : adde
S.l., [automne 1931], 7 p. ½ in-4° en recto seul, à l’encre noire
« Ce n’était pas la peine de trancher le cou du clown pour montrer que la foire est finie, le cadavre suffisait… »
Manuscrit autographe signé « Max Jacob » pour Cornet à dés : adde
S.l., [automne 1931], 7 p. ½ in-4° en recto seul, à l’encre noire
Nombreuses annotation typographiques en vue de la publication, apostille autographe de Jean Paulhan (directeur de La NRF) au coin supérieur droit du premier feuillet, quelques taches sans gravité, infimes manques marginaux
Précieux manuscrit complet du Cornet à dés : adde ayant servi à sa publication dans La Nouvelle Revue Française de décembre 1931
Jean Paulhan sollicite Max Jacob à l’automne 1931 pour des poèmes dans l’esprit du Cornet à dés (1917) en vue d’une publication dans La Nouvelle Revue Française. Dans une carte adressée à Paulhan en octobre 1931, Jacob lui confirme qu’il s’occupe de « ramasser ce qu’il a de poèmes en vers ou en prose » (Max Jacob – Jean Paulhan – Correspondance 1915-1941, éd. Anne Kimball, Paris Mediterranee, 2006, p. 170). Le poète fait dès lors parvenir à Paulhan ces huit feuillets, rassemblant trente-trois poèmes en prose (certains sous forme aphorismes), qui paraîtront dans La Nouvelle Revue Française du 1er décembre 1931 (p. 868-872). On peut à ce titre observer que les indications de Paulhan ont été respectées : trois propositions de poèmes en prose n’ont pas été retenues et restent inédits (« Un vieux peintre… » ; « Les Magazines » ; « Une gargouille de N. D… »). Le titre du premier poème « Un Roi en exil » a été supprimé pour ne garder que le sous-titre, devenu le titre général du poème ; un aphorisme a été barré par l’auteur (f. 5). Au coin supérieur gauche du premier feuillet figurent les indications des protes pour la composition. Les culs-de-lampe souhaités par Jacob sont modifiés par indication d’un trait rouge de Jean Paulhan.
Des trente-trois poèmes ici proposés par Jacob, trente seront donc retenus pour la publication de 1931, puis repris pour l’édition du Cornet à dés édité en 1945 (p. 236-242) aux éditions Gallimard : la tête du chapitre où ils figurent est celle du manuscrit (CORNET À DÉS : ADDE). Ils seront enfin repris dans l’édition de 2012 (JACOB Max, Œuvres, éd. Gallimard, coll. Quarto, p. 430-434), à l’exception de l’aphorisme : « Mes vêtements sur la chaise étaient un pantin, un pantin mort. », suite à un oubli de numérisation.
L’éditeur adopte dès 1945 une règle de publication des poèmes d’après l’édition et la composition définitive revues par l’auteur. En 1955, l’édition du Cornet à dés II rassemblée et présentée par André Salmon donnera un ensemble de poèmes laissés à l’état de manuscrits, offerts par Jacob à des amis au gré de sa correspondance ou pour quelques-uns parus en revues de son vivant.
S’agissant du titre Cornet à dés : adde, le poète s’en est expliqué sur un exemplaire du Cornet à dés enluminé pour Paul Bonet, en 1943, auquel il avait apporté de nombreux poèmes inédits : « Les poèmes que j’ajoute à ceci et en manuscrit forment un ensemble que j’intitule “Cornet à dés…addé”. Cet ensemble est indéfiniment extensible » (BnF Réserve des livres rares, RES 8-NFZ-16, en p. de faux titre)
Provenance :
Drouot, 28 nov. 1996, ét. Laurin, Guilloux, Buffetaud, n° 142
Bibliographie :
La Nouvelle Revue Française ; n°219, 1er déc. 1931 (p. 868-872) ; Cornet à dés , éd. Gallimard, 1945 (p. 236-242) ; JACOB Max, Œuvres, éd. Gallimard, coll. Quarto, p. 430-434