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Tirage argentique postérieur
Paris, c. 1938, env. 24,1 24,3 cm
Magnifique portrait de Picasso, assis dans la pénombre de son atelier de la rue des Grands-Augustins
Tirage argentique postérieur
Paris, c. 1938, env. 24,1 24,3 cm
Épreuve de 1975 par Isolde Baumgart, à partir du négatif original
Petites taches et imperfections sur la surface du tirage
Annotation à la mine de plomb au verso
Magnifique portrait de Picasso, assis dans la pénombre de son atelier de la rue des Grands-Augustins
On connaît de cette séance photographique au moins une dizaine de portrait de Picasso, toutes prises dans son atelier, au 7 de la rue des Grands-Augustins à Paris. Rares sont les photographes ayant eu l’opportunité de pouvoir photographier le maître dans son élément à cette époque. Les mains croisées, une cigarette entre les doigts et le regard songeur, Picasso semble ici observer l’une de ses toiles à l’autre bout de la pièce.
Pulham est l’un des rares artistes du XXe siècle à délaisser la photographie au profit de la peinture (Man Ray en fut un autre) au tournant des années 1930. Vivant alternativement à Paris et à Londres, il fréquente à cette époque un large cercle d’artistes, parmi lesquels Pablo Picasso et Max Ernst. Il continue toutefois, à l’instar de nombre des plus grands peintres modernes, à interroger les différences entre ces deux médiums et à chercher à démontrer que la peinture pouvait, selon ses propres termes, « exprimer une certaine réalité supposée, éclairer les objets ordinaires de cet éclat de lumière vive qui, soudain, rend toute chose claire et comme inévitablement juste, et je crois désormais véritablement qu’un tableau peut être plus réaliste qu’une photographie » (Pulham, « The Camera and the Artist », 1952, dans D. Mellor, Too Short a Summer: The Photographs of Peter Rose Pulham, cat. exp., York, 1979, p. 19).
Provenance :
Coll. particulière