BIZET, Georges (1838-1875)

Lettre autographe signée « Georges Bizet » à Philippe Gille
S.l.n.d., [Paris, fin 1864], 3 p. in-8° avec enveloppe

« Mon orchestration d’Ivan est presque terminée et voilà le moment de finir La Prêtresse »

EUR 2.500,-
Fiche descriptive

BIZET, Georges (1838-1875)

Lettre autographe signée « Georges Bizet » au librettiste Philippe Gille
S.l.n.d., [Paris (compostage), fin 1864], 3 p. in-8°à l’encre brune sur papier vergé
Très légères rousseurs éparses, un mot caviardé par Bizet
Enveloppe autographe jointe, timbrée et oblitérée

Confronté à des difficultés financières, Bizet jongle avec ses différentes compositions d’opéras


« Je vous demande pardon cher ami de l’ennui que je vous donne – malgré cela je vous supplie de ne pas abandonner la partie. Je suis fort embêté !…
Si au lieu de 3000 vous trouvez 1500, cela me permettra peut-être d’avancer Ivan
[Ivan IV] c’est à dire mars.
Quant à Benazet
[Paul-Antoine Bénazet, propriétaire du casino de Baden Baden] il faudrait savoir si nous sommes ses débiteurs ou ses créanciers.
Que faisons-nous de la Prêtresse – je voudrais causer avec vous.
Quel jour pourrons-nous vous tirer les pattes jusqu’à mon domicile – ou quand vous trouverai-je chez vous. –
Mon orchestration d’Ivan est presque terminée et voilà le moment de finir La Prêtresse.
A bientôt je l’espère
Écrivez moi un mot et envoyez moi un rendez vous
Georges Bizet »


Le livret de Ivan IV, initialement offert à Charles Gounod en 1856, mais ne fut jamais représenté. Encouragé par ce dernier, Bizet commence à travailler sur ce même livret vers 1862, avec l’ambition d’une représentation au Théâtre Lyrique, puis à l’Opéra de Paris, sans succès. Le projet est finalement écarté par Bizet au profit de La jolie fille de Perth. Selon Winton Dean, le manuscrit conservé pourrait correspondre à une version antérieure destinée à un festival de Bade vers 1862‑1863, antérieure à Les Pêcheurs de perles, plusieurs motifs d’Ivan IV ayant été réutilisés dans cet opéra, témoignant d’une écriture scénique encore en développement.
Librettiste d’opéra et journaliste au Figaro, Philippe Gille est connu pour avoir travaillé avec les plus grands compositeurs de la seconde moitié du XIXe siècle. La Prêtresse, opérette en un acte composée à l’automne 1864 (restée inachevée), est le fruit de leur première collaboration.

Provenance :
Succession Bertrand Loevenbruck

Lettre inédite

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