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Lettre autographe signée « Victor Hugo » à Eugène Pelletan
Hauteville House, le 19 mai [1867], 1 page 1/2 in-8°
« Hernani est un montagnard, et j’en suis un autre. Il est haï littérairement, et moi politiquement »
Lettre autographe signée « Victor Hugo » à Eugène Pelletan
Hauteville House, le 19 mai [1867], 1 page 1/2 in-8
Traces de pliures et décharges d’encre d’origine
Très belle lettre d’exil au sujet de la reprise de sa pièce Hernani
« Mon éloquent et cher confrère, je serai charmé et fier de vous avoir à Hernani, vous et votre fils, qui, je le sais, est digne de vous (je ne connais pas de plus belle promesse d’avenir). Vous aurez vos deux stalles par notre ami commun Auguste Vacquerie (23, r. Verneuil), qui veut bien être le tuteur de mon drame un peu orphelin. Absentes quasi mortui. Hernani est un montagnard, et j’en suis un autre. Il est haï littérairement, et moi politiquement. Je me recommande à vous sous les deux espèces. à bientôt. Continuez votre lutte vaillante. Votre parole est glaive pour abattre l’ivraie et soc pour ouvrir le sillon. Je vous applaudis et je vous aime. Ex imo corde [du fond du cœur]. Victor Hugo »
La reprise de Hernani marque un tournant dans la carrière de Victor Hugo, dont le théâtre était censuré sur toutes les scènes françaises depuis l’instauration du Second Empire. Aucune de ses pièces n’a donc été représentée depuis Marion de Lorme, en juin 1852. Mais en 1867, ses relations avec le pouvoir semblent s’améliorer. Son retour annoncé au Théâtre-Français serait même venu d’une demande personnelle de l’impératrice Eugénie, à la veille de l’Exposition universelle.
La première a lieu le 20 juin 1867 ; s’ensuivent soixante-dix autres représentations.
Provenance :
Coll. particulière