[NERVAL] COLON, Jenny (1808-1842)

Lettre autographe signée « Jenny » à son ami Jouslin de la Salle
S.l.n.d, 1 p. in-8° à l’encre noire et gaufrée à son chiffre

« As-tu pu déchiffrer la lettre de William ? Quant à moi, je n’ai rien qu’un seul mot c’est qu’il voulait s’en aller… »

EUR 300,-
Fiche descriptive

[NERVAL] COLON, Jenny (1808-1842)

Lettre autographe signée « Jenny » à son ami Jouslin de la Salle
S.l.n.d, 1 p. in-8° à l’encre noire et gaufrée à son chiffre
Ancienne trace d’onglet au verso

Rarissime lettre de celle qui inspira une violente passion à Gérard de Nerval dans les dernières années de sa vie


« Je t’envoie mon bon Jouslin […] la romance, fais-la-moi tout de suite, car on va la graver. Je crois qu’elle aura du succès. Mon maitre d’harmonie dit qu’elle est fort jolie ; j’en ai fait une autre qui est encore plus jolie, mais elle n’est pas tout à fait terminée. Je te ferai bien des paroles à ma façon pour t’indiquer le rythme musical. A part la quantité des pieds, rien, ça n’aura pas le sens commun. Je t’en préviens et si tu peux à tes moments perdus m’en faire une autre dans quelques jours tu me ferais bien plaisir ; as-tu pu déchiffrer la lettre de William [Hope] ? Quant à moi, je n’ai rien qu’un seul mot c’est qu’il voulait s’en aller, le reste je n’ai pas pu le lire. Merci encore mon bon Jouslin Amitié toujours. Jenny »


Actrice et chanteuse lyrique, Jenny Colon fréquente le salon de Madame Boscary de Villeplaine, où une rivalité amoureuse pour la conquérir oppose le financier William Hope au poète Gérard de Nerval. Elle inspire à ce dernier Aurélia ou le Rêve et la Vie.

Provenance : 
Coll. Hubert Heilbronn

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