COCTEAU, Jean (1889-1963)
Lettre autographe signée « Jean Cocteau » à un ami
S.l.n.d. [c. 1928], 1 p. in-4°
« Je me trouve dans cette chambre sans avoir écrit la lettre sur Diaghilev »
Fiche descriptive
COCTEAU, Jean (1889-1963)
Lettre autographe signée « Jean Cocteau » à un ami
S.l.n.d. [c. 1925], 1 p. in-4°
Anciennes traces de montage au verso
Annotation typographique au coin supérieur gauche
Deux mots caviardés par Cocteau
Attelé à la production de son premier film, Cocteau s’apprête en parallèle à rédiger son hommage à Diaghilev
« Mon Cher ami,
Je viens d’avoir une crise de rhumatismes très douloureuse combinée avec le travail de mon film et je me trouve dans cette chambre sans avoir écrit la lettre promise sur Diaghilev. Ne pouvez-vous prendre le passage du Rappel à l’ordre (Coq et Arlequin) ou un article qu’avait paru dans l’Intran[sigeant] (article de tête intitulé par [Fernand] Divoire ‘musique sans nègres’ sic).
J’ai honte – mais mon écriture vous prouve mon, triste état – il m’aurait fallu encore 15 jours.
Prenez naturellement tous les dessins qui vous arrangent. De tout cœur
Jean Cocteau »
La production cinématographique de Cocteau ne se limite pas à ses chefs-d’œuvre des années 1940 (La Belle et la Bête, Orphée, etc.). Le poète est tenté par l’expérience cinématographique peu après la mort de Radiguet, avec Jean Cocteau fait du cinéma, en mars 1927. Le film est aujourd’hui perdu.
La « lettre sur Diaghilev » est une allusion à son « Hommage à Serge de Diaghilev », aujourd’hui conservé à la Syracuse University Library.
L’article « Un animateur. Musique sans nègres » de Fernand Divoire parait dans L’Intransigeant, n° 15997, 23 mai 1924, p. 1.
Bibliographie :
Jean Cocteau et l’intermédialité, David Gullentops, Editions de l’université de Bruxelles, 2024, p. 135 (sur le film)