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Tirage gélatino-argentique postérieur, dédicacée « G Brassens »
[Paris, entre 1944 et 1952], env. 17,7 x 12,5 cm
Belle épreuve du jeune Brassens, à l’époque de son hébergement chez Jeanne
Tirage gélatino-argentique postérieur, dédicacée « G Brassens »
[Paris, entre 1944 et 1952], env. 17,7 x 12,5 cm
Infime frottement au coin inférieur droit, sinon excellent état de conservation, dos vierge
Touchante et belle épreuve dédicacée par Brassens, portant un chien dans ses bras
Réquisitionné sous l’Occupation pour le S.T.O. en Allemagne, Brassens bénéficie d’une permission en mars 1944. Refusant de repartir en Allemagne, il est hébergé chez Marcel et Jeanne Planche dans une modeste maison sise au n°9 de l’impasse Florimont, dans le 14ᵉ arrondissement de Paris. Dans la petite cour se forme une véritable ménagerie : chiens, chats, canaris, tortues, buse… et la fameuse cane qu’il célébrera dans une chanson. Brassens y restera vingt-deux ans. Il rend également hommage à son hôtesse dans la chanson Jeanne (pendant féminin de Chanson pour l’Auvergnat), parue sur l’album Les Trompettes de la renommée en 1962.
Le chanteur sétois est ici saisit dans la force de l’âge dans la cour de l’impasse Florimont, chez Jeanne. Connu pour son indéfectible attachement aux animaux, il tient dans ses bras l’un des trois chiens de son hôtesse : Dolly, Rougnousse ou Poupisque.
Tirage parfaitement contrasté.
On connaît un portrait quasi-identique, pris à quelques secondes d’intervalle, paru dans Georges Brassens… Chez Jeanne, Josée Stroobants & Eric Zimmermann, éd. Didier Carpentier, 1996, p. 17.
Provenance : Succession Sophie Duvernoy (1930-2025)
Figure discrète mais essentielle de l’entourage de Georges Brassens, Sophie Duvernoy entre à son service en 1969, après avoir travaillé chez le dessinateur Raymond Peynet. Elle l’appelait « le bon maître », surnom que Georges Brassens lui avait lui-même suggéré, non sans malice, lors de leur rencontre. Originaire de Pologne et de neuf ans la cadette du chanteur, elle est recrutée presque fortuitement par ce dernier lorsque Peynet part s’installer dans le Sud. Brassens vit alors dans l’immeuble Le Méridien, rue Émile Dubois, aux côtés de voisins et amis tels que Jacques Brel. Dès lors, Sophie accompagne Brassens dans son installation rue Santos-Dumont et s’impose rapidement comme une présence stable dans un environnement marqué par les visites d’amis et du monde artistique. Se dessine ainsi une relation fondée sur la confiance et la complémentarité entre deux tempéraments réservés.
Au cœur de cet espace domestique devenu lieu de création, Sophie Duvernoy assume un rôle central, veillant à préserver les conditions nécessaires au travail du poète sétois. Gardienne du silence, responsable de l’intendance et des échanges avec l’extérieur, elle évolue au plus près du processus créatif de Brassens sans jamais en troubler l’équilibre. Sa proximité se manifeste également par une participation ponctuelle à son œuvre. En effet, elle prend part au chœur des copains (avec notamment Claudine Caillart, Fred Mella, Joël Favreau, Pierre Nicolas, André Tavernier…) dans deux chansons, Tempête dans un bénitier et Le Roi. Après la mort de son « bon maître », elle vit dans un appartement acquis par ce dernier et dont il lui avait garanti l’usage à vie, témoignant ainsi de la place singulière qu’elle occupa, à la fois dans son quotidien et à proximité immédiate de sa création artistique.