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Trente-deux notes autographes, dont quatre signées
S.l.n.d. [Paris, c. 1976-1980], formats divers de in-24° à in-8°
Important corpus de notes diverses à sa gouvernante, soit trente deux pièces
Trente-deux notes autographes, dont quatre signées
S.l.n.d. [Paris, c. 1976-1980], formats divers de in-24° à in-8°
Petites déchirures, certaines marges effrangées ou découpées, trace de trombone sur l’une d’entre elles
Certaines notes sont écrites à la mine de plomb, d’autres au feutre ou encore au stylo bille
Quelques unes sont datées ou apostillées par Sophie Duvernoy
Important corpus de notes diverses à sa gouvernante, soit trente deux pièces
Sur divers supports papier, feuilles arrachées de cahiers, d’agendas ou encore de blocs-notes, Georges Brassens a laissé de nombreuses instructions (parfois rédigées de façon elliptique) à sa gouvernante, Sophie Duvernoy. Ces notes permettaient à cette dernière de prendre les dispositions nécessaires pour les repas du midi ou du soir, ou encore effectuer certaines courses personnelles pour le compositeur-chanteur sétois.
Ces messages, relevant de l’intimité du quotidien, offrent un témoignage précieux sur le rythme de vie et les habitudes domestiques de Brassens.
On joint :
Un important ensemble de courriers (environs 24 pièces) adressés à Sophie Duvernoy, dont plusieurs évoquent Georges Brassens.
Provenance : Succession Sophie Duvernoy (1930-2025)
Figure discrète mais essentielle de l’entourage de Georges Brassens, Sophie Duvernoy entre à son service en 1969, après avoir travaillé chez le dessinateur Raymond Peynet. Elle l’appelait « le bon maître », surnom que Georges Brassens lui avait lui-même suggéré, non sans malice, lors de leur rencontre. Originaire de Pologne et de neuf ans la cadette du chanteur, elle est recrutée presque fortuitement par ce dernier lorsque Peynet part s’installer dans le Sud. Brassens vit alors dans l’immeuble Le Méridien, rue Émile Dubois, aux côtés de voisins et amis tels que Jacques Brel. Dès lors, Sophie accompagne Brassens dans son installation rue Santos-Dumont et s’impose rapidement comme une présence stable dans un environnement marqué par les visites d’amis et du monde artistique. Se dessine ainsi une relation fondée sur la confiance et la complémentarité entre deux tempéraments réservés.
Au cœur de cet espace domestique devenu lieu de création, Sophie Duvernoy assume un rôle central, veillant à préserver les conditions nécessaires au travail du poète sétois. Gardienne du silence, responsable de l’intendance et des échanges avec l’extérieur, elle évolue au plus près du processus créatif de Brassens sans jamais en troubler l’équilibre. Sa proximité se manifeste également par une participation ponctuelle à son œuvre. En effet, elle prend part au chœur des copains (avec notamment Claudine Caillart, Fred Mella, Joël Favreau, Pierre Nicolas, André Tavernier…) dans deux chansons, Tempête dans un bénitier et Le Roi. Après la mort de son « bon maître », elle vit dans un appartement acquis par ce dernier et dont il lui avait garanti l’usage à vie, témoignant ainsi de la place singulière qu’elle occupa, à la fois dans son quotidien et à proximité immédiate de sa création artistique.