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Lettre autographe signée « du Paty de Clam » [à Georges Bonnamour]
Paris, 28 mars 1898, 3 p. in-12° sur papier de deuil vergé
« Les tristes débats de l’affaire Zola… »
Lettre autographe signée « du Paty de Clam » [à Georges Bonnamour]
Paris, 28 mars 1898, 3 p. in-12° sur papier de deuil vergé
Filigrane : « Angoulème » orné d’une couronne
Rare lettre de Paty de Clam en remerciement du livre de Georges Bonnamour, consacré au procès Zola de février 1898
« Monsieur
Je suis bien touché de l’aimable pensée que vous avez eue de m’envoyer votre livre, qui retrace d’une façon si saisissante et si patriotique les tristes débats de l’affaire Zola.
Je vous en remercie bien sincèrement, ainsi que de la délicatesse et du tact avec lesquels vous avez su conduire votre plume à travers ce procès touffu.
Veuillez croire, Monsieur, à mes sentiments très distingués
du Paty de Clam »
Jadis admirateur de Zola, Bonnamour bascule dans un antidreyfusisme virulent dès l’arrestation de Dreyfus, appelant à ce « qu’on le fusille et qu’on se taise » (« Vaines colères »). Journaliste à L’Écho de Paris, il y publie ses Impressions d’audience du procès Zola. Celles-ci sont reprises en volume en mars 1898 (Le Procès Zola. Impressions d’audience, Paris, Pierret). Cette lettre du Paty de Clam vient donc en réponse à l’ouvrage que Georges Bonnamour a fait parvenir au commandant.
On se rappelle par quels traits fut décrit du Paty de Clam sous la plume implacable de Zola, dans sa lettre ouverte au président Félix Faure du 13 janvier 1898 dans L’Aurore : « l’ouvrier diabolique de l’erreur judiciaire, en inconscient, je veux le croire […] depuis trois ans, par les machinations les plus saugrenues et les plus coupables. »
Zola est assigné en justice par l’état-major à la suite de la publication, puis condamné en février à un an de prison et 3 000 francs d’amende, peine maximale encourue et confirmée en appel en juillet suivant.
Lettre inédite