AFFAIRE DREYFUS

Ensemble de documents relatifs à l’Affaire Dreyfus
1895 – 1930, 35 documents (ouvrages, lettres, photographies etc)

« La vérité est en marche, et rien ne l’arrêtera »

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Fiche descriptive

AFFAIRE DREYFUS

Exceptionnel ensemble de documents autour de l’Affaire Dreyfus
1895 – 1930, 35 documents (ouvrages, lettres, photographies etc)

Exceptionnel ensemble de documents relatifs à l’Affaire Dreyfus, évènement majeur de l’entre deux siècles


DREFUS, Alfred (1859-1935)

Portrait photographique sur carte postale, signé « ADreyfus »
137 x 88 mm, « Collection C. Coquelin »
Ancienne trace de montage au verso

Célèbre portrait du capitaine Alfred Dreyfus, après sa réhabilitation à son grade dans l’armée française le 12 juillet 1906


LE PETIT JOURNAL

Célèbre numéro historique, en édition originale, du 13 janvier 1895, figurant la dégradation du Capitaine Dreyfus dans une cour de l’École militaire le 5 janvier.
Exemplaire complet de ses huit pages in-folio.
Bel état, quelques petites déchirures en marge gauche.

Le 22 décembre 1894, soit quinze jours plus tôt, Alfred Dreyfus est condamné à l’unanimité des juges à la dégradation et à la déportation à perpétuité en Guyane pour haute trahison. En toute illégalité, un dossier secret fut transmis la veille par le commandant du Paty de Clam à la Cour, à l’insu de la défense et de l’accusé.


DREYFUS, Alfred (1859-1935)

Lettre autographe signée « Alfred Dreyfus » à Mme de Schwartzkoppen
Paris, 7 rue des Renaudes, 1 page in-8 avec enveloppe autographe

Importante lettre du capitaine Dreyfus revenant, à la parution des Mémoires posthumes du Général Von Schwartzkoppen, sur le rôle et les agissements de ce dernier durant la triste et célèbre affaire

« Le Général Von Schwartzkoppen a agi en honnête homme et en homme de conscience »

« Très honorée Madame, Je vous remercie infiniment d’avoir bien voulu me faire parvenir le récit laissé par votre mari. Le Général Von Schwartzkoppen a agi en honnête homme et en homme de conscience en dévoilant tout ce qu’il savait ; il est seulement regrettable qu’il n’ait pas été autorisé à le faire de son vivant et au moment où ses yeux se sont ouverts à la réalité. Veuillez agréer mes respectueux hommages. Alfred Dreyfus. »

Maximilian Von Schwartzkoppen (1850-1917) est attaché militaire à Paris de décembre 1891 à novembre 1897. Le 15 octobre 1894, le capitaine Alfred Dreyfus est arrêté car il aurait livré des renseignements à Maximilian Von Schwartzkoppen. La seule prétendue preuve est la vague ressemblance entre l’écriture du capitaine et celle d’un bordereau dérobé par la Section de statistiques, le contre-espionnage français. Dreyfus est aussitôt condamné.

Les carnets de Schwartzkoppen. La vérité sur Dreyfus. Bernhard Schwertfeger est autorisé par la veuve de Schwartzkoppen publier ses mémoires sur l’Affaire Dreyfus, près de quinze années après le décès du capitaine. Les Mémoires de Schwartzkoppen sont rédigés en août 1903, avant même la réhabilitation d’Alfred Dreyfus. Ainsi, trente-six ans après l’ouverture de l’Affaire, en 1930, le témoignage de l’une des figures centrales de ce dossier est enfin livré au public. Schwartzkoppen y expose ses relations avec Esterhazy et met définitivement hors de cause le capitaine Dreyfus, tout en s’efforçant de dissimuler sa propre responsabilité dans la condamnation de l’officier français.


DREFUS, Alfred (1859-1935)

Lettre autographe signée « Alfred Dreyfus» à Georges Lecomte
S.l, 28 novembre 1924, 1 p. in-12 oblong

Lettre de félicitations d’Alfred Dreyfus à Georges Lecompte – dreyfusard convaincu – au lendemain de l’élection de ce dernier à l’Académie Française.

« Cher Monsieur, je vous adresse mes très chaleureuses félicitations pour votre élection à l’Académie Française que tous vos nombreux amis saluent avec joie.
Veuillez agréer l’expression de mes sentiments bien sympathiques. Alfred Dreyfus. »


ZOLA, Emile (1840-1902)

Aphorisme autographe signé « Emile Zola »
S.l.n.d, 1 p. in-8 oblong sous Marie-Louise et enrichi d’un tirage argentique sur carte postale

Extraordinaire et célébrissime aphorisme de Zola, représentant à lui-seul l’Affaire Dreyfus
Fin 1897, Zola, révolté par l’injustice de la presse nationaliste, décide d’écrire plusieurs articles dans Le Figaro en faveur du mouvement dreyfusard. Le premier, intitulé « M. Scheurer-Kestner », paraît le 25 novembre 1897. En conclusion de ce texte, est scandée pour la première fois cette phrase prophétique, étendard des Dreyfusards : « La vérité est en marche et rien ne l’arrêtera »

Le 13 janvier 1898, Zola donnera une nouvelle dimension à l’Affaire Dreyfus. Scandalisé par l’acquittement d’Esterhazy trois jours plus tôt, l’auteur décide de frapper un coup et publie en première page de L’Aurore un article sur six colonnes à la une, sous forme de lettre ouverte au président Félix Faure : « J’accuse ».


PICQUART, Marie-Georges (1854-1914)

Le Procès Zola, Compte-rendu sténographique in-extenso et documents annexes.
Exceptionnel exemplaire avec envois autographes de Georges Clemenceau et Marie-Georges Picquart
Édition originale, deux volumes
Demi basane verte, dos à nerfs, titre doré.
Dos uniformément passé, un accroc au premier plat, déchirure en première page sur le deuxième volume.

Marie-Georges Picquart écrit : : « En souvenir d’un drame qui a servi de pierre de touche aux caractères et aux véritables amitiés. G. Picquart, 26/4/98 »


PICQUART, Marie-Georges (1854-1914)

Lettre autographe signée « G. Picquart » à M. Dittelbach
Ville d’Avray, le 23 juin 1899, 1 p. in-8

Picquart organise un rendez-vous dix jours après sa sortie de prison, après avoir obtenu un non-lieu dans le cadre de l’Affaire

« Cher Monsieur,
Vous êtres mille fois aimable, mais je ne voudrais pas cependant vous imposer un jour que ne vous irait pas. Je pourrai être libre jeudi, vendredi ou mardi prochain.
Veuillez me dire ce qui vous conviendrait le mieux.
Mes respectueux hommages à Mme Dittelbach, votre tout dévoué
G. Picquart »

Accusé d’avoir fabriqué la preuve contre Ferdinand Walsin Esterhazy, Picquart est emprisonné pendant près d’un an. Les dreyfusards en font un héros, à l’instar d’Octave Mirbeau qui écrit dans la préface d’Hommage des artistes à Picquart (février 1899) : « Comme on avait condamné Dreyfus, coupable d’être innocent, il savait qu’on condamnerait Picquart, doublement coupable d’une double innocence : celle de Dreyfus et la sienne »


PICQUART, Marie-Georges (1854-1914)

Lettre autographe signée « G. Picquart » à M. Le Président
Paris, le 31 octobre 1900, 3 p. in-8
Quelques anciennes taches de scotch sur le 3e feuillet sans atteinte au texte

Picquart revient sur le procès qu’il a intenté aux côtés de Joseph Reinach contre Edmond Lepelletier, suite à un article diffamatoire paru dans l’Echo de Paris

« Monsieur le Président,
Le procès que j’ai intenté, pour diffamation à M. Lepelletier et à l’Echo de Paris, doit venir aujourd’hui en opposition devant la 9eme chambre, mais il ne pourra être retenu.
Les défenseurs ont, en effet, décliné la compétence du tribunal correctionnel, ils ont contre eux un jugement de ce tribunal qui se déclare compétent, mais ils en ont appelé, et la question est actuellement pendante devant la Cour.
Toutefois comme M. le Président de la Chambre des appels correctionnels s’est engagé il y a 15 jours à faire plaider l’affaire le 22 novembre, quoi qu’il puisse arriver, je viens vous prier très instamment de vouloir bien fixer les débats devant la 9e chambre à une date aussi rapprochée que possible du 22 novembre, le 28 par exemple, sir les convenances du tribunal ne s’y opposent pas.
Je vous adresse cette demande parce qu’il est, je crois, de l’intérêt de tous, qu’il puisse être statué promptement sur ces affaires de diffamation.
Je n’ai pas cru devoir me présenter aujourd’hui devant le tribunal, puisque mon affaire ne peut venir inutilement, mais mon avocat aura l’honneur de vous exposer verbalement la requête que je vous présente, de mon côté, par écrit.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma respectueuse considération.
G. Picquart »


PICQUART, Marie-Georges (1854-1914)

Carte de visite autographe
S.l.n.d, 1 p. in-24
Quelques petites taches

Carte de visite avec mention autographe  

« Avec ses bons souvenirs et tous ses vœux de nouvelle année »


FRANCE, Anatole (1844-1924)

Lettre autographe signée « Anatole France » à Auguste Delpech
Domaine de Caillavet (Gironde), le 8 octobre [1900], 1 p. 1/4 in-8
Pli central consolidé, traces de collage au dos, enveloppe autographe montée sur la 4e page

Anatole France adresse son soutien au sénateur Auguste Delpech

« Excusez-moi, mon cher sénateur, de n’avoir pas répondu à votre intéressante lettre assez vite pour vous éviter une course inutile. Mais je suis en Gironde et je n’y ai reçu votre lettre qu’hier soir. Le projet que vous aviez l’intention de me communiquer m’intéresse très vivment. J’irai vous voir dès mon retour à Paris, c’est-à-dire dans une quinzaine de jours. Croyez, cher sénateur, à toute ma sympathie et à mon admiration pour votre énergique et franche attitude dans un temps de mensonge et de lâcheté.
Anatole France »

Auguste Delpech dénonce le général Mercier [ministre de la Guerre] pendant le procès Dreyfus. Dès le 7 octobre, convaincu de tenir le coupable sur la seule base d’une expertise graphologique approximative d’Alphonse Bertillon, Mercier décide de la culpabilité de d’Alfred Dreyfus. Dans cette lettre, Anatole France propose de rencontrer Delpech dès son retour de Paris et l’encourage pour son attitude dreyfusarde résolue.
Cette lettre est écrite chez Mme de Caillavet, femme de lettres et maîtresse d’Anatole France. Son salon a joué un rôle important au moment de l’Affaire Dreyfus.


REINACH, Joseph (1856-1921)

Lettre autographe signée « Joseph Reinach » à Alphonse Duvernoy
[Paris], probablement le 16 juillet 1906, 1 p. in-12 avec en-tête de la chambre des députés
Léger manque en marge inférieure gauche sans atteinte au texte

Reinach écrit au sujet de la fête militaire espérée par le camp dreyfusard, moins d’une semaine avant la réhabilitation d’Alfred Dreyfus à l’École Militaire

« Cher ami,
Deux mots seulement, car je suis accablé de lettres – comme une fiancée.
La fête militaire que vous préconisez avec raison ne pourra avoir lieu que plus tard. Je vous dirai de vive voix pourquoi.
Dreyfus m’a dit lui-même qu’il allait écrire au Général [Louis] André.
Et il faudrait lui dire à celui-ci de ne plus écrire.
Affectueusement à vous
Joseph Reinach »

En ce 16 juillet, les amis de Dreyfus se réjouissent et espèrent une fête militaire – l’armée est encore ravagée par l’Affaire et les révélations des malversations liées, mais aussi par le scandale des Fiches. Le Général André rend possible l’innocence officielle de Dreyfus mais la raison du retard de cette fête est vraisemblablement liée à la présence du Général André lui-même. En fin de compte, il n’est pas invité à la cérémonie de réhabilitation de Dreyfus à l’École Militaire, le 22 juillet 1906.


REINACH, Joseph (1856-1921)

Vers la justice par la vérité
Edition originale avec envoi à Rosemonde Gérard (épouse de Edmond Rostand)
Demi basane rouge, frottements, déchirures marginales des deux premières pages

Joseph Reinach écrit : « A Madame E. Rostand, à ses pieds. Joseph Reinach »

Ex-Libris : (Timbre à sec) Alain Brisset


MORNARD, Henry (1859-1928)

Carte de visite autographe signée « H.M » à Fernand Labori
S.l [1911], 1 p. in-16 oblongue

Remarquable témoignage d’amitié entre les deux principaux défenseurs d’Alfred Dreyfus. Mornard remercie chaleureusement Labori de son élection en tant que bâtonnier du barreau de Paris.  

« Je suis heureux de vous féliciter mon cher ami, non pas de votre réélection qui n’était pas douteuse, mais de la belle manifestation de sympathie qu’elle a constituée à votre égard.
Je ne suis pas votre électeur… mais je vote tout de même de tout cœur pour le bâtonnier Labori.
H.M »

Henry Mornard fut dans un premier temps l’avocat de Lucie Dreyfus et dans un second temps celui d’Alfred Dreyfus lors de la révision de son procès à Rennes en septembre 1899. Combattant sans relâche, il obtient en 1906 la réhabilitation d’Alfred Dreyfus.
Fernand Labori (1860-1917) est l’avocat de Lucie Dreyfus, d’Emile Zola, du colonel Picquart et du sénateur Trarieux. Il défend Alfred Dreyfus conjointement avec Henry Mornard lors de la révision du procès de Rennes.


LABORI, Fernand (1860-1917)

Pièce autographe signée « Labori » au verso d’un dessin original à la mine de plomb d’une autre main
S.l, septembre 1912, 1 p. in-8

Remarquable pensée du grand avocat de la cause Dreyfusiste citant La Bruyère

« La Bruyère a écrit dans ses ‘caractères’ : « Je dirai presque de moi : Je ne serai pas voleur ou meurtrier ; je ne serai pas un jour puni comme tel, c’est parler bien hardiment ». Je crois bien qu’il avait été avocat au Parlement de Paris de 1665 à 1673 : Il connaissait la justice de son temps. Combien cela a dû changer !
Labori »


LABORI, Fernand (1860-1917)

Lettre autographe signée « Labori »
S.l, 21 janvier 1897, 1 p. 1/2 in-8

Labori prépare la publication d’un article    

« Mon cher ami,
C’est entendu. Publions l’article le 1er mars.
Je puis vous donner jusqu’au 14 février, au besoin jusqu’au 15 dans la matinée. Il faut absolument que l’article parte pour l’imprimerie le 15 au plus tard : Je compte donc absolument sur vous.
Confidentiellement bien entendu. Je [me] tiens à votre disposition si vous avez besoin de quelques renseignements.
Cordialement
Labori »


MANAU, Jean-Pierre (1822-1908)

Lettre autographe signée « JP Manau Procureur Général près la Cour de Cassation », probablement à un journaliste
Paris, le 12 juillet 1898, 3 p. in-12
Des passages ont été biffés pour l’impression

Intéressante pensée du procureur général moins d’une semaine avant la condamnation définitive d’Emile Zola aux Assises à Versailles (suite à la publication de « J’Accuse… » le 13 janvier de la même année

« Monsieur
Vous me demandez quel était mon rêve à 20 ans ?
J’en avais deux : Me faire une place honorable dans la société par le travail, voir mes aspirations vers la liberté réalisées par la République.
L’âge mûr me les a-t-il réalisés ? Oui, car après une éclipse de 18 ans [Le Second Empire], j’ai eu la joie de voir renaître la république, condition et source de tout progrès, et c’est elle qui, après toutes les étapes de la carrière, m’a élevé à l’un des premiers postes de la magistrature.
Vous me demandez aussi une pensée inédite. Je ne sais si celle qui me vient à l’ésprit a ce caractère, mais comme je l’ai vécue, je vous la livre :
« Le vrai bonheur sur la terre consiste dans la conscience du devoir accompli et dans les affections du foyer domestique »
Recevez, Monsieur, l’assurance de mes meilleurs sentiments.
Manau
Procureur général près la Cour de Cassation »


BOUCHOR, Joseph-Félix (1853-1937)

Ensemble de douze dessins originaux au crayon, annotés par l’artiste.
[Rennes, août – septembre 1899], 11 p. in-folio & 1 p. in-4
Quatre d’entre eux sont signés
Quelques taches, certaines marges très légèrement effrangées.

Exceptionnel ensemble de première main, source iconographique majeure sur le procès d’Alfred Dreyfus devant le Conseil de Guerre à Rennes en août et septembre 1899

Ces dessins sont offerts à l’épouse du journaliste Bernard Lazare, contacté en 1895 par Mathieu Dreyfus. Il est alors l’un des premiers à prendre la défense du capitaine aux côtés de sa famille et à s’élever contre l’antisémitisme ambiant. Il publie notamment une série de cinq articles dans le journal Voltaire en 1896 pour appeler les juifs à relever la tête face aux calomnies et violences dont ils sont victimes et n’a de cesse de défendre Dreyfus. En novembre 1896, il publie également « Une erreur judiciaire, la vérité sur l’Affaire Dreyfus », qui relance la polémique.
Ces portraits sont réalisés d’après nature durant la procédure de révision devant le Conseil de Guerre de Rennes, qui a commencé le 8 août 1899. Alfred Dreyfus y est à nouveau reconnu coupable, quoiqu’avec des circonstances atténuantes.


DREYFUS, près de cent photos d’acteurs et de scènes du drame de la disgrâce

Edition originale, en anglais.
S.d, 32 p. in-4
Passionnant numéro retraçant en images la révision du procès de Rennes

Nous joignons :

-[Alfred Dreyfus] Portrait original au pastel par Frederic Branka ;
-[Alfred Dreyfus] Une photographie au format cabinet illustrant le déclin physique du capitaine Dreyfus avant et après ses cinq années de prison (d’après dessins) ;
-[Affaire Dreyfus] Couverture du Vanity Fair sur laquelle figure Alfred Dreyfus (année 1897)
-Maximilian Von Schwartzkoppen : Lettre dactylographiée signée (en tant que général de division et commandant), en allemand – « A la demande conforme du 24 janvier 1903, le commando de corps a répondu avec obéissance que les taux de participation et la taille des classes ne permettaient pas le transfert de leur fils Hans à Potsdam uniquement pour la première année  […] ».
-[Colonel Auguste Bougon] : Rare photographie de Bougon, l’un des juges qui a jugé Alfred Dreyfus Eszterhazy (165x120mm). Annotation manuscrite au verso par son petit-fils ;
-Ludovic Trarieux (instigateur de la révision du procès du capitaine Alfred Dreyfus, il est le fondateur et le premier président de la Ligue des droits de l’homme) : Lettre autographe signée au président Félix Faure au sujet du rapport du Garde des Sceaux.