[BRASSENS] FALLET, René (1927-1983)

René Fallet, La Dame du Luxembourg
1972, Édition originale, 8 p. agrafées in-12°

Rarissime édition originale enrichie d’un très précieux envoi à Georges Brassens

EUR 1.600,-
Fiche descriptive

[BRASSENS] FALLET, René (1927-1983)

La Dame du Luxembourg
1972, imprimerie Raymond Marquès, 8 p. agrafées in-12°
Couverture souple, papier rose
Édition originale hors commerce, limitée à 24 exemplaire, celui-ci numéroté « B »
Exemplaire à l’état de neuf hormis une micro déchirure en marge supérieure de la couverture

Rarissime exemplaire de ce poème de René Fallet, imprimé sous forme d’opuscule et enrichi d’un très précieux envoi à son indéfectible ami Georges Brassens


Exemplaire tiré nominativement pour Georges Brassens, imprimé sur la page précédent le faux-titre : « exemplaire de m. georges brassens »

Sur le faux-titre, René Fallet adresse cet envoi autographe à son ami : « À toi Georges, cette rose rouge (pas pour Jeanne) sur un caveau blond. En souvenir, ces remembrances d’un vieillard idiot. René Fallet. »

En 1969, René Fallet rencontre « Else », une Franco-Danoise blonde, dessinatrice et épouse d’un célèbre illustrateur. Cette rencontre suscite chez lui une passion intense, qui nourrira l’écriture de ce qui demeure sans doute son roman le plus accompli, L’Amour baroque. Else occupe dès lors une place centrale dans son imaginaire. Leur séparation plonge Fallet dans une profonde dépression, nécessitant son hospitalisation. Cette relation passionnelle inspirera non seulement son roman, mais également plusieurs poèmes, dont « La Dame du Luxembourg ».

Brassens, Jeanne et René :
Réquisitionné sous l’Occupation pour le S.T.O. en Allemagne, Brassens bénéficie d’une permission en mars 1944. Refusant de repartir en Allemagne, il est hébergé chez Marcel et Jeanne Planche dans une modeste maison sise au n°9 de l’impasse Florimont, dans le 14ᵉ arrondissement de Paris. Dans la petite cour se forme une véritable ménagerie : chiens, chats, canaris, tortues, buse… et la fameuse cane qu’il célébrera dans une chanson. Brassens y restera vingt-deux ans. Il rend également hommage à son hôtesse dans la chanson Jeanne (pendant féminin de Chanson pour l’Auvergnat), parue sur l’album Les Trompettes de la renommée en 1962. René Fallet et Georges Brassens, qui se rencontrèrent durant l’année 1953 et eurent pour habitude de se retrouver régulièrement chez Jeanne.

Nous n’avons retrouvé aucun autre exemplaire de cet opuscule.

Provenance : Succession Sophie Duvernoy (1930-2025)
Figure discrète mais essentielle de l’entourage de Georges Brassens, Sophie Duvernoy entre à son service en 1969, après avoir travaillé chez le dessinateur Raymond Peynet. Elle l’appelait « le bon maître », surnom que Georges Brassens lui avait lui-même suggéré, non sans malice, lors de leur rencontre. Originaire de Pologne et de neuf ans la cadette du chanteur, elle est recrutée presque fortuitement par ce dernier lorsque Peynet part s’installer dans le Sud. Brassens vit alors dans l’immeuble Le Méridien, rue Émile Dubois, aux côtés de voisins et amis tels que Jacques Brel. Dès lors, Sophie accompagne Brassens dans son installation rue Santos-Dumont et s’impose rapidement comme une présence stable dans un environnement marqué par les visites d’amis et du monde artistique. Se dessine ainsi une relation fondée sur la confiance et la complémentarité entre deux tempéraments réservés.
Au cœur de cet espace domestique devenu lieu de création, Sophie Duvernoy assume un rôle central, veillant à préserver les conditions nécessaires au travail du poète sétois. Gardienne du silence, responsable de l’intendance et des échanges avec l’extérieur, elle évolue au plus près du processus créatif de Brassens sans jamais en troubler l’équilibre. Sa proximité se manifeste également par une participation ponctuelle à son œuvre. En effet, elle prend part au chœur des copains (avec notamment Claudine Caillart, Fred Mella, Joël Favreau, Pierre Nicolas, André Tavernier…) dans deux chansons, Tempête dans un bénitier et Le Roi. Après la mort de son « bon maître », elle vit dans un appartement acquis par ce dernier et dont il lui avait garanti l’usage à vie, témoignant ainsi de la place singulière qu’elle occupa, à la fois dans son quotidien et à proximité immédiate de sa création artistique.

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