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Tirage argentique d’époque, dédicacée « G »
S.l.n.d. [c. 1970], env. 26,5 x 21,3 cm
Spectaculaire épreuve figurant le compositeur-chanteur sétois de profil, la pipe aux lèvres
Tirage argentique d’époque, dédicacée « G »
S.l.n.d. [c. 1970], env. 26,5 x 21,3 cm
Tampon du photographe au verso : « Claude Delorme-Philips »
Petits frottements en marge droite (voir scan), marges légèrement irrégulières
Spectaculaire épreuve figurant le compositeur-chanteur sétois de profil, la pipe aux lèvres
Portraituré en vue rapproché, Brassens figure la pipe aux lèvres, le regard porté vers l’horizon. La mise au point du photographe est telle que les détails en sont saisissants.
Brassens adresse une dédicace en bas à droite du tirage :
« À l’amie Sophie / merci pour ses bons soins / G »
Provenance : Succession Sophie Duvernoy (1930-2025)
Figure discrète mais essentielle de l’entourage de Georges Brassens, Sophie Duvernoy entre à son service en 1969, après avoir travaillé chez le dessinateur Raymond Peynet. Elle l’appelait « le bon maître », surnom que Georges Brassens lui avait lui-même suggéré, non sans malice, lors de leur rencontre. Originaire de Pologne et de neuf ans la cadette du chanteur, elle est recrutée presque fortuitement par ce dernier lorsque Peynet part s’installer dans le Sud. Brassens vit alors dans l’immeuble Le Méridien, rue Émile Dubois, aux côtés de voisins et amis tels que Jacques Brel. Dès lors, Sophie accompagne Brassens dans son installation rue Santos-Dumont et s’impose rapidement comme une présence stable dans un environnement marqué par les visites d’amis et du monde artistique. Se dessine ainsi une relation fondée sur la confiance et la complémentarité entre deux tempéraments réservés.
Au cœur de cet espace domestique devenu lieu de création, Sophie Duvernoy assume un rôle central, veillant à préserver les conditions nécessaires au travail du poète sétois. Gardienne du silence, responsable de l’intendance et des échanges avec l’extérieur, elle évolue au plus près du processus créatif de Brassens sans jamais en troubler l’équilibre. Sa proximité se manifeste également par une participation ponctuelle à son œuvre. En effet, elle prend part au chœur des copains (avec notamment Claudine Caillart, Fred Mella, Joël Favreau, Pierre Nicolas, André Tavernier…) dans deux chansons, Tempête dans un bénitier et Le Roi. Après la mort de son « bon maître », elle vit dans un appartement acquis par ce dernier et dont il lui avait garanti l’usage à vie, témoignant ainsi de la place singulière qu’elle occupa, à la fois dans son quotidien et à proximité immédiate de sa création artistique.