Prenez une longueur d’avance
Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir nos nouveautés et annonces importantes.
En vous abonnant, vous acceptez notre politique de confidentialité. Désabonnez-vous à tout moment.
Fernande : Disque vinyle 33 tours, dédicacé « G. Brassens »
Paris, oct. 1973, env. 31 x 31 cm
« Avec les sincères amitiés du vieil ours… »
Disque vinyle 33 tours, dédicacé « G. Brassens »
Paris, oct. 1973, env. 31 x 31 cm
Parfait état de conservation hormis de petits soulèvement de plastique – sans gravité – sur la couverture titre (voir photos d’illustration)
Fernande : un album mythique accompagné d’une superbe dédicace de Brassens
À l’intérieur de la jaquette, l’artiste y adresse ces mots à sa gouvernante et à son époux :
« Pour Sophie et Maurice / avec les sincères amitiés / du vieil ours (52 balais la semaine prochaine) / G Brassens / octobre 1973 Paris »
Paru en 1972, Fernande est le treizième album de Brassens édité en France. Le succès est tel que l’album est certifié disque d’or en 1976 pour 100 000 exemplaires vendus et disque de platine en 1980 pour 400 000 exemplaires vendus. Cet album apparaît comme une œuvre de synthèse, où s’entrecroisent satire sociale, réflexion sur l’engagement et étude lucide des relations humaines. Hormis la chanson éponyme « Fernande » quelques-uns des titres les plus emblématiques du poète sétois y figurent tel « La Ballade des gens qui sont nés quelque part », « Le Blason » ou encore « Mourir pour ses idées ».
Provenance : Succession Sophie Duvernoy (1930-2025)
Figure discrète mais essentielle de l’entourage de Georges Brassens, Sophie Duvernoy entre à son service en 1969, après avoir travaillé chez le dessinateur Raymond Peynet. Elle l’appelait « le bon maître », surnom que Georges Brassens lui avait lui-même suggéré, non sans malice, lors de leur rencontre. Originaire de Pologne et de neuf ans la cadette du chanteur, elle est recrutée presque fortuitement par ce dernier lorsque Peynet part s’installer dans le Sud. Brassens vit alors dans l’immeuble Le Méridien, rue Émile Dubois, aux côtés de voisins et amis tels que Jacques Brel. Dès lors, Sophie accompagne Brassens dans son installation rue Santos-Dumont et s’impose rapidement comme une présence stable dans un environnement marqué par les visites d’amis et du monde artistique. Se dessine ainsi une relation fondée sur la confiance et la complémentarité entre deux tempéraments réservés.
Au cœur de cet espace domestique devenu lieu de création, Sophie Duvernoy assume un rôle central, veillant à préserver les conditions nécessaires au travail du poète sétois. Gardienne du silence, responsable de l’intendance et des échanges avec l’extérieur, elle évolue au plus près du processus créatif de Brassens sans jamais en troubler l’équilibre. Sa proximité se manifeste également par une participation ponctuelle à son œuvre. En effet, elle prend part au chœur des copains (avec notamment Claudine Caillart, Fred Mella, Joël Favreau, Pierre Nicolas, André Tavernier…) dans deux chansons, Tempête dans un bénitier et Le Roi. Après la mort de son « bon maître », elle vit dans un appartement acquis par ce dernier et dont il lui avait garanti l’usage à vie, témoignant ainsi de la place singulière qu’elle occupa, à la fois dans son quotidien et à proximité immédiate de sa création artistique.