Prenez une longueur d’avance
Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir nos nouveautés et annonces importantes.
En vous abonnant, vous acceptez notre politique de confidentialité. Désabonnez-vous à tout moment.
Carte postale autographe signée « G Brassens » au couple Duvernoy
Cachet postal [27 juin 1972], 1 p. in-8° oblongue à l’encre noire
« Nous espérons que vous avez du soleil (nous pas beaucoup) »
Carte postale autographe signée « G Brassens » au couple Duvernoy
Cachet postal [27 juin 1972], 1 p. in-8° oblongue à l’encre noire
Au verso : Vue du château de la Roche Jagu et les bords du Trieux
Correction autographe du facteur avec redirection à l’adresse parisienne de Sophie Duvernoy
Rare carte autographe signée de Brassens, envoyant ses amitiés à sa gouvernante depuis sa propriété bretonne
« Amitiés à vous trois. Nous espérons que vous avez du soleil (nous pas beaucoup) et vous embrassons.
G Brassens »
Brassens possédait une propriété à Lézardrieux, dans les Côtes-d’Armor, à côté de Paimpol. Les deux ville se font face, séparées par le fleuve côtier Le Trieux. Pendant dix ans, l’artiste multiplie les séjours en Bretagne, été comme hiver.
Provenance : Succession Sophie Duvernoy (1930-2025)
Figure discrète mais essentielle de l’entourage de Georges Brassens, Sophie Duvernoy entre à son service en 1969, après avoir travaillé chez le dessinateur Raymond Peynet. Elle l’appelait « le bon maître », surnom que Georges Brassens lui avait lui-même suggéré, non sans malice, lors de leur rencontre. Originaire de Pologne et de neuf ans la cadette du chanteur, elle est recrutée presque fortuitement par ce dernier lorsque Peynet part s’installer dans le Sud. Brassens vit alors dans l’immeuble Le Méridien, rue Émile Dubois, aux côtés de voisins et amis tels que Jacques Brel. Dès lors, Sophie accompagne Brassens dans son installation rue Santos-Dumont et s’impose rapidement comme une présence stable dans un environnement marqué par les visites d’amis et du monde artistique. Se dessine ainsi une relation fondée sur la confiance et la complémentarité entre deux tempéraments réservés.
Au cœur de cet espace domestique devenu lieu de création, Sophie Duvernoy assume un rôle central, veillant à préserver les conditions nécessaires au travail du poète sétois. Gardienne du silence, responsable de l’intendance et des échanges avec l’extérieur, elle évolue au plus près du processus créatif de Brassens sans jamais en troubler l’équilibre. Sa proximité se manifeste également par une participation ponctuelle à son œuvre. En effet, elle prend part au chœur des copains (avec notamment Claudine Caillart, Fred Mella, Joël Favreau, Pierre Nicolas, André Tavernier…) dans deux chansons, Tempête dans un bénitier et Le Roi. Après la mort de son « bon maître », elle vit dans un appartement acquis par ce dernier et dont il lui avait garanti l’usage à vie, témoignant ainsi de la place singulière qu’elle occupa, à la fois dans son quotidien et à proximité immédiate de sa création artistique.