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Lettre autographe signée « Maxime » à Sophie Duvernoy
« Bobino » [Paris], 30 oct. [19]81], 1 p. in-4° sur papier pelure
« Quelle que soit la solitude, n’oubliez pas qu’il y a toujours quelqu’un qui vous aime… »
Lettre autographe signée « Maxime » à Sophie Duvernoy
Bobino [Paris], 30 oct. [19]81], 1 p. in-4° sur papier pelure
Enveloppe autographe jointe (timbrée et oblitérée), adresse au verso
Bouleversante lettre de Maxime le Forestier, écrite au lendemain de la mort de Georges Brassens
« J’ai du chagrin, Sophie, et je pense à vous très fort – Quelle que soit la solitude, n’oubliez pas qu’il y a toujours quelqu’un qui vous aime au 277 83 26.
Je vous embrasse
Maxime »
Âgé de seulement 23 ans, Maxime Le Forestier fait la première partie, à Bobino, de son idole Georges Brassens. Une proche amitié entre les deux hommes est dès lors scellée. En 1979, il inaugure le premier d’une série d’albums de reprises de Georges Brassens, Maxime Le Forestier chante Brassens, enregistré en public. En tout paraissent 5 albums et une intégrale. Le dernier parait en 2006 : Le Forestier chante Brassens (2e Cahier).
À l’annonce de la mort de Georges Brassens, le 29 octobre 1981, Le Forestier était en concert. Il reprit alors une de ses chansons, « Dans l’eau de la claire fontaine », en pleurs.
Georges Brassens fête son soixantième anniversaire le 22 octobre 1981. Il meurt en toute fin de soirée du 29 octobre, à 23 h 15. Il est inhumé le matin du 31 dans son caveau familial du cimetière Le Py, proche de la plage de la Corniche de Sète de sa chanson : Supplique pour être enterré à la plage de Sète. Le choc de sa mort, dont les médias se font largement l’écho, est immense dans toute la France et la francophonie.
On joint :
Une belle lettre autographe signée de Marcel Amont à Sophie Duvernoy
[Saint-Cloud], 3 déc. [19]82, 1 p. in-4° à l’encre noire
Au sujet de propos inexacts sur un livre consacré à Brassens, un an après la mort de ce dernier : « J’aimais votre présence discrète et amicale auprès du « bon maître » »
Provenance : Succession Sophie Duvernoy (1930-2025)
Figure discrète mais essentielle de l’entourage de Georges Brassens, Sophie Duvernoy entre à son service en 1969, après avoir travaillé chez le dessinateur Raymond Peynet. Elle l’appelait « le bon maître », surnom que Georges Brassens lui avait lui-même suggéré, non sans malice, lors de leur rencontre. Originaire de Pologne et de neuf ans la cadette du chanteur, elle est recrutée presque fortuitement par ce dernier lorsque Peynet part s’installer dans le Sud. Brassens vit alors dans l’immeuble Le Méridien, rue Émile Dubois, aux côtés de voisins et amis tels que Jacques Brel. Dès lors, Sophie accompagne Brassens dans son installation rue Santos-Dumont et s’impose rapidement comme une présence stable dans un environnement marqué par les visites d’amis et du monde artistique. Se dessine ainsi une relation fondée sur la confiance et la complémentarité entre deux tempéraments réservés.
Au cœur de cet espace domestique devenu lieu de création, Sophie Duvernoy assume un rôle central, veillant à préserver les conditions nécessaires au travail du poète sétois. Gardienne du silence, responsable de l’intendance et des échanges avec l’extérieur, elle évolue au plus près du processus créatif de Brassens sans jamais en troubler l’équilibre. Sa proximité se manifeste également par une participation ponctuelle à son œuvre. En effet, elle prend part au chœur des copains (avec notamment Claudine Caillart, Fred Mella, Joël Favreau, Pierre Nicolas, André Tavernier…) dans deux chansons, Tempête dans un bénitier et Le Roi. Après la mort de son « bon maître », elle vit dans un appartement acquis par ce dernier et dont il lui avait garanti l’usage à vie, témoignant ainsi de la place singulière qu’elle occupa, à la fois dans son quotidien et à proximité immédiate de sa création artistique.