FLAUBERT, Gustave (1821-1880)

Lette autographe signée « Gve Flaubert » à Paul Meurice
N.d.n.p [Croisset, 7 février 1878], 1 page in-8 sur double feuillet, à l’encre noire

« Faites-moi le plaisir de présenter mes excuses à Victor Hugo… »

 

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Fiche descriptive

FLAUBERT, Gustave (1821-1880)

Lette autographe signée « Gve Flaubert » à Paul Meurice
N.d.n.p [Croisset, 7 février 1878], 1 page in-8 sur double feuillet, à l’encre noire

« Faites-moi le plaisir de présenter mes excuses à Victor Hugo… »


« Mon cher ami,
Comme j’ai peur que mon portier ne vous reçoive pas – car dans la semaine je suis obligé de me clore pour pouvoir travailler, ayez l’obligeance de me prévenir, la veille, par un mot. Demain & après-demain dans l’après-midi, je serai sorti. – Mais lundi tout l’après-midi je serai chez moi. faites-moi le plaisir de présenter mes excuses à Victor Hugo. – J’ai l’air de l’oublier, je ne vais pas le voir. – & j’en suis désolé. Un de ces jours je réparerai mes torts – involontaires. Tout à vous, cher ami.
Gve Flaubert.
jeudi, 3 h. ».


Comme toute sa génération, Gustave Flaubert eu dans sa jeunesse une grande admiration pour Victor Hugo qu’il appelait le « grand crocodile ». Il le rencontre la première fois en 1843. Flaubert lui adressera plus tard un exemplaire de Madame Bovary (1857) sur rand papier vélin avec cette dédicace : « Au maître. Souvenir et hommage ».

Après la chute du Second empire et le retour d’exil de Victor Hugo, Flaubert le fréquenta régulièrement. Tout deux se trouvèrent à partager un goût prononcé pour la plaisanterie et ils avaient particulièrement à se livrer à des joutes d’esprit dont la verdeur les obligeait souvent à s’éloigner des dames. Après la mort de Flaubert (1880), Victor Hugo déclarera : « J’aimais Flaubert parce qu’il était bon. L’humanité a, avant toutes choses, deux grandes catégories : les hommes bons et ceux qui ne le sont pas. Je ne veux point dire les méchants. Flaubert était de ceux qui sont bons, et à cette grande bonté, il ajoutait un grand talent ».

Paul Meurice (1818-1905) était un romancier et dramaturge français. Il fut l’un des grands amis de Victor Hugo pendant de longues années. À la mort de ce dernier, Paul Meurice et Auguste Vacquerie sont nommés comme ses exécuteurs testamentaires. En 1902, Paul Meurice fonde la Maison de Victor Hugo, place des Vosges à Paris.

Note:
Ancienne collection Langlois-Berthelot.
Lettre répertoriée à la Pléiade, Correspondance tome V, p. 358.