GENEVOIX, Maurice (1890-1980)

Citation autographe signée “Maurice Genevoix”
S.l.n.d, 1/2 p. in-4

En cet été de 1914, dans la lumière du jour radieux où le clocher de mon enfance tremblait aux battements du tocsin

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Fiche descriptive

GENEVOIX, Maurice (1890-1980)

Citation autographe signée “Maurice Genevoix”
S.l.n.d, 1/2 p. in-4

Très belle citation autographe signée de Genevoix tirée de son roman Au cadran de mon clocher


“Je ne veux pas, je ne peux pas me résigner à croire qu’en cet été de 1914, dans la lumière du jour radieux où le clocher de mon enfance tremblait aux battements du tocsin, une civilisation mourrait toute, basculait d’un bloc et sombrait, s’abîmant corps et biens, corps et âme, dans un brusque et sanglant remous, effacé de dessous le ciel et dorénavant abolie comme si elle n’eût jamais été.
Ni la vie, ni la mort même n’ont jamais cette rigueur absolue. Fussent-elles mortelles, les civilisations ne meurent pas si vite, si elles ne meurent pas tout entières. Bien sûr, je sais que l’histoire s’accélère, qu’elle nous emporte irrésistiblement. Mais il est bon, dans ce branle haletant, de se retourner un moment, de reconnaître aussi notre image dans un monde qui a été le nôtre, au fond d’un temps que nous avons vécu et ou la vie nous a “chanté””


Au cadran de mon clocher est un roman de Maurice Genevoix paru en 1960 chez Plon. L’auteur eut envie d’évoquer la vie au temps jadis, celle d’avant la Guerre. Après avoir migré à Châteauneuf-sur-Loire pour reprendre une affaire familiale, ses parents y établissent une épicerie et une mercerie. Genevoix puisera de cette période, entre autres, la plupart de ses souvenirs évoqués dans Au cadran de mon clocher. Il tiendra pour un privilège d’avoir passé son enfance dans une bourgade rurale d’avant 1914.