Prenez une longueur d’avance
Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir nos nouveautés et annonces importantes.
En vous abonnant, vous acceptez notre politique de confidentialité. Désabonnez-vous à tout moment.
Photographie originale sur papier albuminé
[Paris, 22 avril 1893], 122 x 177 mm
Belle épreuve du poète symboliste chez lui, rue de Rome
Photographie originale sur papier albuminé
[Paris, 22 avril 1893], 122 x 177 mm
Sous cadre en noyer (268 x 323 mm), Marie-Louise beige, verre musée 92%
Beaux contrastes
Belle épreuve originale du poète chez lui, rue de Rome
Mallarmé est ici représenté assis, un billet à la main, les jambes croisées, le regard légèrement vague. Sa pose, très étudiée, suggère une mise en scène soigneusement calculée par Dornac. À l’arrière-plan, on distingue son cabinet aux motifs japonisants du poète (aujourd’hui conservé au musée départemental Stéphane Mallarmé à Valvin), sur lequel sont disposés le dernier portrait photographique de Charles Baudelaire par Carjat et une gravure représentant son ami Théodore de Banville.
C’est à cette adresse, au 87 rue de Rome, que se tenaient les célèbres « Mardis », qui réunissaient l’élite intellectuelle et artistique de l’époque. S’y côtoyaient, entre autres, Paul Claudel, Claude Debussy, André Gide, Oscar Wilde, Alfred Jarry, Paul Valéry ou encore James Whistler.
Actif de la fin des années 1880 jusqu’à la Première Guerre mondiale, le génial Dornac se spécialise dans le portrait de personnalités photographiées non pas en studio, mais dans leurs espaces privés, à leur domicile ou sur leur lieu de travail, selon un principe de mise en contexte qui n’admet que de rares exceptions. Il est l’auteur de la série Nos contemporains chez eux (1887-1917), qui rassemble plus de quatre cents clichés consacrés à des figures majeures des XIXe et XXe siècles issues des milieux littéraire, artistique, musical, scientifique et politique.
Provenance :
Coll. particulière