VERLAINE, Paul (1844-1896)

Chansons pour elle
Paris, Léon Vanier, 1891, éd. originale

L’un des rares exemplaires sur Japon, enrichi d’un poème autographe

EUR 6.500,-
Fiche descriptive

VERLAINE, Paul (1844-1896)

Chansons pour elle
Paris, Léon Vanier, 1891
Édition originale, l’un des rares (25 ?) exemplaires sur Japon
In-12 (18,8 x 12,4 cm)
Reliure de l’époque par Carayon, bradel demi-maroquin grains longs rouge à coins, tête dorée, couverture et dos (infimes taches et légers défauts du temps)
Bien complet de ses couvertures et dos bleus (propres au tirages sur Japon) et du portrait de Verlaine gravé sur bois par Mavrier (tiré sur Chine).
Carteret – Romantique II, p. 430 ; Vicaire t. VII, p. 997, Montel, 75 / (2f.)-52.

L’un des rares exemplaires sur Japon de ce recueil largement inspiré par sa maîtresse Philomène Boudin


Exemplaire enrichi d’un poème autographe signé de Paul Verlaine, monté sur onglet : « Voulant te fuir », troisième pièce du recueil.
Cette chanson en trois huitains a préalablement paru dans Le Chat noir du 11 avril 1891, p. 1728, sous le titre « Chansons pour elle / III »

Chansons pour elle est à rapprocher de trois autres recueils du poète : Odes en son honneur, Élégies et Dans les limbes. Verlaine chante les qualités de « sa » femme, célébrant leur vie commune et laissant libre cours à l’envie, au désir et à la jalousie. Ainsi que le rapporte Olivier Bivort dans les Œuvres complètes : « La chanson est une constante dans l’œuvre de Verlaine. Elle a une origine lointaine en poésie et on sait qu’elle a été remise à l’honneur au XIXe siècle par le romantisme. Verlaine s’inscrit dans cette tradition dès les Poèmes saturniens. » Philomène Boudin, dite Esther, est identifiée comme la principale dédicataire de Chansons pour elle grâce au témoignage de Verlaine lui-même à Philippe Zilcken (L’Écho de France, 3 fév. 1892). Delahaye, Cazals et Le Rouge en dressent un portrait contrasté : femme au passé trouble (prostitution, inscription aux registres de police), entourée de légendes sinistres, mais aussi décrite comme une « femme sauvage » ayant empoisonné la vie du poète, qui lui proposa pourtant le mariage. L’essentiel du recueil (seize poèmes) est composé par Verlaine en vingt-cinq jours à l’été 1891, dans l’immeuble même où logeait Philomène. Le contrat est signé avec son éditeur Vanier le 4 septembre 1891 ; le volume paraît fin novembre, peu après Mes hôpitaux. Aucun manuscrit complet de ce recueil n’a été conservé.

Provenance :
Bibliothèque poétique du docteur Zara

Bibliographie :
Œuvres complètes, t. II, éd. Olivier Bivort, Pléiade, 2025, pp. 99-120 (pp. 103-104 pour le poème)

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