BRASSENS, Georges (1921-1981)

Deux disques vinyles 45 tours, chacun dédicacé « G Brassens »
S.l. [Paris, 1969-1970], env. 18 x 18,2 cm chaque

« À l’ami Maurice… »

EUR 280,-
Fiche descriptive

BRASSENS, Georges (1921-1981)

Deux disques vinyles 45 tours, chacun dédicacé « G Brassens »
S.l. [Paris, 1969-1970], env. 18 x 18,2 cm chaque
Chaque disque en excellent état de préservation
Jaquette légèrement effrangée en marge droite pour « L’Ancêtre », petites taches et rousseurs (voir scans)

Ensemble de deux disques vinyles 45 tours dédicacés par Brassens 


1/ Gravé en 1969, « L’Ancêtre » raconte avec humour et irrévérence les derniers moments d’un vieil homme aimé pour son goût de la vie, de la musique, du vin et des femmes. Ses proches tentent de lui offrir une fin à son image (festive et libre) en apportant guitares, bouteilles et compagnes, mais se heurtent aux règles austères de l’hospice et à la présence religieuse qui impose une mort conforme aux traditions. À travers cette opposition, Brassens critique les rites religieux et sociaux liés à la mort, et revendique une fin de vie plus authentique, fidèle aux plaisirs et à la personnalité de chacun.

Au verso de la jaquette, Brassens adresse une dédicace à l’époux de sa gouvernante Sophie : « À l’ami Maurice, tous mes vœux amicaux / G Brassens »

2/ Gravée en 1970 et interprétée par Georges Brassens, « Heureux qui comme Ulysse (a fait un beau voyage) » est la chanson du film Heureux qui comme Ulysse, réalisé la même année par Henri Colpi. Les paroles sont de ce dernier, tandis que la musique est composée par Georges Delerue.

Au recto de la jaquette, Brassens adresse une dédicace au couple Duvernoy : « À Sophie et Maurice, avec toutes mes amitiés / G Brassens »

Provenance : Succession Sophie Duvernoy (1930-2025)
Figure discrète mais essentielle de l’entourage de Georges Brassens, Sophie Duvernoy entre à son service en 1969, après avoir travaillé chez le dessinateur Raymond Peynet. Elle l’appelait « le bon maître », surnom que Georges Brassens lui avait lui-même suggéré, non sans malice, lors de leur rencontre. Originaire de Pologne et de neuf ans la cadette du chanteur, elle est recrutée presque fortuitement par ce dernier lorsque Peynet part s’installer dans le Sud. Brassens vit alors dans l’immeuble Le Méridien, rue Émile Dubois, aux côtés de voisins et amis tels que Jacques Brel. Dès lors, Sophie accompagne Brassens dans son installation rue Santos-Dumont et s’impose rapidement comme une présence stable dans un environnement marqué par les visites d’amis et du monde artistique. Se dessine ainsi une relation fondée sur la confiance et la complémentarité entre deux tempéraments réservés.
Au cœur de cet espace domestique devenu lieu de création, Sophie Duvernoy assume un rôle central, veillant à préserver les conditions nécessaires au travail du poète sétois. Gardienne du silence, responsable de l’intendance et des échanges avec l’extérieur, elle évolue au plus près du processus créatif de Brassens sans jamais en troubler l’équilibre. Sa proximité se manifeste également par une participation ponctuelle à son œuvre. En effet, elle prend part au chœur des copains (avec notamment Claudine Caillart, Fred Mella, Joël Favreau, Pierre Nicolas, André Tavernier…) dans deux chansons, Tempête dans un bénitier et Le Roi. Après la mort de son « bon maître », elle vit dans un appartement acquis par ce dernier et dont il lui avait garanti l’usage à vie, témoignant ainsi de la place singulière qu’elle occupa, à la fois dans son quotidien et à proximité immédiate de sa création artistique.

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