HUGO, Victor (1802-1885)

Lettre autographe signée « Victor Hugo » [à Edgar Quinet ?]
H.H., 7 juillet, 1 p. in-8° sur papier vergé bleu

« Je le vois en Angleterre, hélas, étroit et intolérant, et profondément ennemi du progrès. Tenons-nous-en à la philosophie »

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Fiche descriptive

HUGO, Victor (1802-1885)

Lettre autographe signée « Victor Hugo » [à Edgar Quinet ?]
H.H. [Hauteville-House, Guernesey], 7 juillet [1858 ?], 1 p. in-8° sur bifeuillet vergé bleu
Traces de pliures d’époque, légère tache transparente sur le dernier feuillet, petites corrosions d’encre

Hugo clame avec véhémence son opposition au protestantisme, symbole selon lui d’étroitesse et d’intolérance en Angleterre


« J’ai été absent, Monsieur. 
De là le retard de ma réponse. 
Je prends l’intérêt le plus vif aux grandes questions indiquées par vous si vaillamment abordées dans votre intéressant journal. Nous sommes en désaccord partout, non sur la base, la liberté, mais sur le moyen, le protestantisme. Je le vois en Angleterre, hélas, étroit et intolérant, et profondément ennemi du progrès. Tenons-nous-en à la philosophie. 
Une lettre est nécessairement écourtée et incomplète. Vous êtes un esprit élevé. Je serai heureux s’il m’est jamais donné de causer avec vous de ces hautes questions. Croyez à ma cordialité. 
Victor Hugo »

Cette lettre pourrait être adressée à Edgar Quinet. Ce dernier publia en 1858 un ouvrage à caractère autobiographique, Histoire de mes idées, dans lequel il associait notamment l’idée de protestantisme à l’idée de progrès. Victor Hugo depuis 1851, dénonçait au contraire le rôle conservateur de la religion protestante, en prenant l’exemple de l’Angleterre. Les deux hommes, républicains convaincus, vivaient alors en exil loin de la France impériale.