MALIBRAN, Maria (1808-1836)

Lettre autographe signée “M.F.Malibran” à à un rédacteur du journal Le National
S.l.n.d, 1 p. in-8, adresse autographe au verso, résidu de cachet de cire

“Exclusivement occupée de l’art que je professe, il absorbe tout mon temps et toutes mes forces”

VENDU
Ajouter à la sélection
Fiche descriptive

MALIBRAN, Maria (1808-1836)

Lettre autographe signée “M.F.Malibran” à à un rédacteur du journal Le National
S.l.n.d, 1 p. in-8, adresse autographe au verso, résidu de cachet de cire
Quelques petites rousseurs et taches, léger manque sur le deuxième feuillet (bris de cachet)

Rare lettre de la Malibran se défendant d’appartenir à la société des Saint-Simoniens, elle affirme au contraire se dévouer corps et âme à son métier de cantatrice


“Monsieur,
L’on dit dans le public et quelques journaux ont répété que j’appartiens à la société des St-Simoniens, que je suis une de leurs prêtresses, que j’ai déjà prêché à la salle Taitbout, &a &a. Il m’importe de démentir ces bruits qui sont complètement faux. La société des St Simoniens ne m’est connue qye de nom, je n’ai vu aucun de ses membres, je n’ai jamais assisté à aucune de leurs séances.
Monsieur, exclusivement occupée de l’art que je professe, il absorbe tout mon temps et toutes mes forces – Je vous prie de vouloir bien insérer ma lettre dans un de vos plus prochains numéros.
Recevez d’avance tous les remerciements de votre obligée M.f. Malibran”


María-Felicia García, dite la Malibran est une artiste lyrique française (mezzo-soprano) d’origine espagnole. Sa rencontre avec le public français se fait à l’Opéra le 14 janvier 1828, mais c’est au Théâtre-Italien qu’elle décide de faire carrière, en multipliant les rôles, dont celui de Desdemona, dans l’Otello de Rossini. Elle devient rapidement l’idole du Théâtre-Italien, dans une période d’âge d’or du chant lyrique à Paris. Son physique agréable, sa taille gracieuse et ses forts beaux yeux ont contribué à marquer les esprits de l’époque. Sa mort prématurée à l’âge de 28 ans contribué à façonner sa légende.

On joint : Un portrait lithographié