SAXE, Marie-Christine de (1770-1851)

Lettre autographe signée « Marie Carignan » au Citoyen Accoyet
Le 16 Brumaire an 9 [7 novembre 1800],  1 page in-8 oblong

« Le dépot dans l’église de Chaillot des tristes restes de ce que j’avois de plus cher au monde »

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Fiche descriptive

SAXE, Marie-Christine de (1770-1851)

Lettre autographe signée « Marie Carignan » au Citoyen Accoyet
Le 16 Brumaire an 9 [7 novembre 1800],  1 page in-8 oblong, cachet de cire à son chiffre

Rare lettre de Marie-Christine de Saxe, princesse de Carignan, organisant le transfert des restes de son défunt mari, décédé quelques mois plus tôt 


« Je n’ai point reçu de réponse à la notte que vous vous étiez chargé de faire parvenir au Ministre de l’intérieur [Lucien Bonaparte devait la veille de cette lettre céder sa place à Jean-Antoine Chaptal comme Ministre de l’intérieur]. Je vous prie de tacher d’obtenir une réponse quelconque ou bien de m’indiquer une autre voye par laquelle nous puissions enfin obtenir une permission illimitée pour le dépot dans l’église de Chaillot des tristes restes de ce que j’avois de plus cher au monde. Le jour de mon départ et celui de l’expiration du terme accordé par le préfet de Police[Louis-Nicolas Dubois] étant très prochain je désirerois connaitre avant ce tems le résultat de la démarche que j’ai fait compte toujours. Je vous prie d’[accepter] l’inalterabilité de mes sentimens pour vous. Marie Carignan »


Marie-Christine de Saxe est une princesse de la maison de Saxe, née en 1770 à Dresde, en Allemagne. Appelée parfois Marie-Albertine de Courlande, elle est fille de Charles-Christian de Saxe, duc de Courlande et petite-fille de Frédéric-Auguste, prince électeur de Saxe et roi de Pologne sous le nom d’Auguste III.
Elle épouse à Augsbourg le 24 octobre 1797 Charles-Emmanuel de Savoie-Carignan (dont il est ici question), qui meurt dès 1800.
Veuve en 1800, elle s’exile à Genève puis à Paris, se rallie à l’empire et refuse que son fils, héritier putatif du trône savoyard, soit élevé par le roi de Sardaigne. Elle confie la tâche à un pasteur calviniste ; il inculque au jeune homme des idées libérales.