SÉVIGNÉ, Marie de Rabutin-Chantal, dite Madame de (1626-1696)

Pièce signé « Marie de Rabutin Chantal »
Paris, le 30 juillet 1652, 1 p 1/2 in-8

Rarissime signature de la jeune Marquise de Sévigné

EUR 2.500,-
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Fiche descriptive

SÉVIGNÉ, Marie de Rabutin-Chantal, dite Madame de (1626-1696)

Pièce signé « Marie de Rabutin Chantal »
Paris, le 30 juillet 1652, 1 p 1/2 in-8
légère mouillure, marges effrangées, ancienne réparation au scotch

Rarissime signature de la jeune Marquise de Sévigné, tout juste veuve et refusant d’endosser les dettes de son défunt mari envers la Duchesse de Rohan


« Fut présent en sa personne dame Marie de Rabutin de Chantal, veusve de feu Monsieur Henry, marquis de Sévigné, chevalier, sieur et baron dudit lieu, mère et tutrice des enfans mineurs dudit de Sévigné et d’elle, laquelle a fait et constitué son procureur maître Martin Giry, procureur en parlement à Paris pour plaider, appeller et eslire domicile, substituer, et par espécial pour comparoir à l’assignation à elle donnés à la requeste de dame Marguerite, duchesse de Rohan, princesse de Léon, dame de Blayn et autres ses places et illec declarer [et elle déclare] qu’elle est mal assignée en son nom pour reprendre le prest mentionné en ladite communion, attendu que dès le décès dudit deffunct, elle a renoncé à sa communauté, demander d’estre renvoyée, absoulte de ladicte demande. Et en ladite quallité de mère et tutrice de ses enfans, reprendre par ledit Giry en leurs dites quallités tous les prests auquel Monsieur René de Sévigné, conseiller au parlement de Bretagne, seigneur de Montmoron cy-devant curateur honoraire dudit deffunct Monsieur Henry, marquis de Sévigné, estoit appelans des sentences rendus par les présidiaux de Nantes le premier janvier 1644 et tous auctres et en ladite quallité présider sur ledit procès suivant les derniers courriers. Promectans avoir agréable tout ce qui par ledit Giry sera fait, observant, renoncans. Fait et passé à Paris es estudes des notaires subsignés, l’an mil six cent cinquante
deux, le trentiesme jour de juillet. MVIC cinquante deux.

MARIE RABUTIN CHANTAL
Mosthe
[notaire] »


La Marquise de Sévigné, mariée en 1644, perd son mari Henri de Sévigné en
février 1651 lors d’un duel avec le Chevalier d’Albret. Les deux hommes, courtisant la même femme, en sont venus aux armes. Henri laisse à sa femme deux enfants en bas âge…et une très grande quantité de dettes. De son vivant, Henri n’hésite pas à contracter des emprunts pour pouvoir couvrir ses maîtresses de bijoux.
La Marquise, qui aime son mari, lui prête de l’argent, au grand dam de ses parents et de son oncle, l’Abbé de Coulanges, qui la pressent de demander une séparation
de biens. D’où le fait qu’elle affirme, dans notre document, être « mal assignée en son nom pour reprendre le prest mentionné en ladite communion, attendu que dès le décès dudit deffunct, elle a renoncé à sa communauté ».