ZOLA, Emile (1840-1902)

Lettre autographe signée « Emile Zola » à L’Avenir national
Paris, le 12 juin 1865, 2 p. 1/2  in-8 à en-tête de la Librairie Hachette & Cie

« Vous avez bien voulu me promettre votre appui, et je me recommande à vous »

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Fiche descriptive

ZOLA, Emile (1840-1902)

Lettre autographe signée « Emile Zola » à l’Avenir national [probablement à Henry Fouquier]
Paris, le 12 juin 1865, 2 p. 1/2  in-8 à en-tête de la Librairie Hachette & Cie

Belle lettre inédite du jeune Zola sous forme de supplique dans le but de faire publier ses articles et ses Contes à Ninon


« Cher monsieur,
Vous m’avez accueilli avec tant de bienveillance que je me crois autorisé à réclamer un service de votre bonté.
Depuis longtemps, je frappe à la porte de l’Avenir national, qui est bien lente à s’ouvrir. En ce moment même, M. Peyrat a un article de moi entre les mains, dont je ne sais encore quelles seront les destinées.
Vous avez bien voulu me promettre votre appui, et je me recommande à vous. Je sais que vous avez pour mission d’encourager les jeunes gens et que vous m’avez dit en outre
[…]. Veuillez donc avoir l’extrême obligeance de m’aider un peu dans ma lutte, et de m’obtenir une réponse que je n’ose aller chercher moi-même.
Je ne sais si je dois vous demander un second service. Je me hasarde à vous dire bien bas que je vous serais très reconnaissant si vous aviez l’occasion de dire un jour quelques mots de mes Contes
[à Ninon] dans l’Avenir qui m’en a point encore parlé.
Veuillez, je vous prie, pardonner mes importunités et me croire votre tout dévoué et votre tout reconnaissant
Emile Zola »


Il semblerait que la présente lettre soit adressée à Henry Fouquier avec qui Zola est alors en relation. Fouquier fait en effet partie de l’équipe de L’Avenir national dont A. Peyrat est le directeur et rédacteur en chef. Zola ne publiera que bien plus tard des articles dans ce journal, en 1873.

L’itinéraire littéraire d’Émile Zola est initialement marqué par une hésitation et une recherche qui reflète un parcours d’autodidacte à la suite d’une scolarité difficile. Il est remarqué chez Hachette après avoir livré un poème, puis embauché par la maison comme commis où il occupe finalement un emploi équivalent à celui des attachés de presse modernes.

Son premier ouvrage publié est un recueil de contes, Les Contes à Ninon, dont la substance a pour origine des textes écrits dès 1859. Il était souffrant lorsqu’il a écrit cet ouvrage. Le Zola de vingt ans s’y exprime, déjà avec talent, sous une forme facile à publier dans la presse et dont l’administration impériale est friande.

Zola commence l’année suivante la rédaction de son premier grand succès littéraire : Thérèse Raquin