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Autograph letter signed « Staël de Broglie » to Claire de Duras
N.p.n.d. [1st or 2nd Feb. 1818], 1 p. 1/2 in-12°, on laid paper
« Mr. de Rocca has just succumbed to illness and pain; he survived my mother by only six months »
Autograph letter signed « Staël de Broglie » to Claire de Duras
N.p.n.d. [1st or 2nd Feb. 1818], 1 p. 1/2 in-12°, on laid paper
Broken seal (fragment preserved)
Autograph address on the fourth page: “Madame la Duchesse de Duras”
Very slight soiling; typographical annotations in pencil
A moving letter from Albertine de Broglie announcing the death of Albert de Rocca, which occurred six months after that of her mother, Madame de Staël
This letter remained in the estate of the Duchess de Duras until 2013
« Vous apprendrez sans doute avec émotion, Madame, que Mr de Rocca vient de succomber à la maladie et à la douleur, il n’a survécu que six mois à ma mère. Il me priait de ne pas vivre et nous n’avons pas le droit de murmurer si ses souhaits ont été accomplis. Mais je suis pourtant profondément accablée de cet événement. Le charme de son caractère et la sympathie de ses sentiments avec moi étaient une grande douceur qui m’est encore ôtée. Je me sens le besoin de réclamer en faveur de mon frère Auguste-Louis de Staël-Holstein [né, tout comme Albertine, du premier mariage de Germaine Necker avec Erik Magnus Staël von Holstein] et et de son fils, orphelin comme moi aujourd’hui, une partie de cet intérêt que vous témoignez aux malheureux et qui leur est si précieux. Agréez Madame l’assurance de mon dévouement respectueux.
Staël de Broglie »
Germaine de Staël married Albert de Rocca, twenty-two years her junior, as her second husband, at the Château de Coppet in the spring of 1811. The young Genevan officer was then only twenty-three years old. From this union was born a son, Louis Alphonse de Rocca, in 1812. The twilight of both their lives began at the start of 1817, when Madame de Staël, struck by a cerebral hemorrhage, finally passed away on 14 July of that year, leaving behind a husband consumed by tuberculosis, who was to die six months after his illustrious wife.
One recalls the staggering portrait that Chateaubriand painted of Albert de Rocca and Germaine de Staël during his last Parisian visit to the couple, in the spring of 1817:
« Son beau regard me rencontra dans les ténèbres, et elle me dit : ‘Bonjour, my dear Francis. Je souffre, mais cela ne m’empêche pas de vous aimer.’ Elle étendit sa main que je pressai et baisai. « En relevant la tête, j’aperçus au bord opposé de la couche, dans la ruelle, quelque chose qui se levait blanc et maigre : c’était M. de Rocca, le visage défait, les joues creuses, les yeux brouillés, le teint indéfinissable ; il se mourait ; je ne l’avais jamais vu, et ne l’ai jamais revu. Il n’ouvrit pas la bouche ; il s’inclina, en passant devant moi ; on n’entendait point le bruit de ses pas : il s’éloigna à la manière d’une ombre. Arrêtée un moment à la porte, la nueuse idole frôlant les doigts se retourna vers le lit pour ajourner madame de Staël. Ces deux spectres qui se regardaient en silence, l’un debout et pâle, l’autre assis et coloré d’un sang prêt à redescendre et à se glacer au cœur, faisaient frissonner. » (Mémoires d’outre-tombe, livre XI, t. 4, éd. Ganier, 1910, p. 462)
Provenance:
PBA – La duchesse de Duras et ses amis, 24 oct. 2013, n°223
This letter seems unpublished