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Autograph letter to her « dear sister » [Clotilde de France ?]
[Paris], 21 March 1791, 1 p. in-12° in black ink on watermarked paper
« We live like cave dogs »
Autograph letter to her « dear sister » [Perhaps to Clotilde of France, wife of Charles Emmanuel of Savoy, who lived in Piedmont at the time?]
[Paris], 21 March 1791, 1 p. in-12° in black ink on watermarked paper
Foliation “4”; minor loss to the right margin, not affecting the text
We have reproduced Madame Élisabeth’s spelling as it stands
The Constitutional Schism of 10 March 1791, as seen by Madame Élisabeth
A rare letter from the Revolution era
« Il y a bien long tems que je ne vous ai écrit ma chère sœur, c’est un péché dans lequel je retombe malheureusement souvent, cependant ce n’est pas ma faute, mais bien celle du tems qui me manque souvent. Vous êtes bien heureuse d’être dans un pays où l’on pratique tranquillement ses devoirs de chrétien, pour nous, nous vivons comme des chiens de caverne, il n’est pas question de sermon ; grâce au décret, dans les paroisses on les souffre encore, mais cela ne sera peut-être pas long. Hier il y a eu du traint à St Roch parce que l’on a affiché comme à l’ordinaire le tableaux des confesseurs qui avoit les pouvoirs, et comme ceux qui ont fait le serment n’y étoit pas, il y a eu un tapage assés considérable. Voilà le bref du pape arrivé, je ne sais point comment cela se passera, mais au moins ceux qui sont fidèles auront leur voute toute tracée, il n’y aura plus de ménagement à garder, je trouve cela très commode. Mais je crains que ce ne soit dangeureux pour beaucoup, les faibles dans ce moment sont en grand nombre, il est vrai que l’on ne peut pas calculer lorsque la grâce de Dieu est dans le cas d’agir sur les âmes. Priés Dieu pour moi ma chère sœur, priés ceux qui sont dans une position bien plus périlleuse et qui nous touche de près. Ce sera une bien belle œuvre. Adieu, j’espère que vous vous portez bien, et que le beau tems vous fera du bien, un air pur est si bon à respirer. Je vous embrasse de tout mon cœur.
Le roi va bien il est sorti pour la messe hier. »
This letter falls in the immediate aftermath of the reorganisation of the Parisian clergy imposed by the Civil Constitution: at the beginning of 1791, parishes proceeded to elect a clergy sworn to the civic oath. Saint-Roch thus saw its (non-juring) priest Claude-Marie Marduel ousted in favour of Abbé Legrand (6 February-3 April 1791). Madame Élisabeth informs her sister-in-law of this episode: « il y a eu du traint à St Roch parce que l’on a affiché […] le tableaux des confesseurs qui avoit les pouvoirs […] il y a eu un tapage assés considérable ». Thus, the non-jurors, in order to harm the jurors, replaced the existing lists with lists on which no juror’s name now appeared, causing real dismay among the parish faithful.
The letter was written the very day after the papal condemnation: the brief Quod aliquantum, dated 10 March 1791, reached Paris around 20-21 March, which Madame Élisabeth herself seems to confirm here: « voilà le bref du pape arrivé ». This consummated division between jurors and non-jurors directly prepared the crisis of the constitutional Easter: a few weeks later, Louis XVI’s attempt to go to Saint-Cloud to receive communion from a non-juring priest was prevented by the Parisian crowd, an episode which would among other things serve as a pretext for the flight to Varennes.
Younger sister of King Louis XVI, Madame Élisabeth was imprisoned in the Temple with the royal family in 1792. She was sentenced to death before the Revolutionary Tribunal during the Terror, and executed on 10 May 1794 at the age of 30.
Provenance:
Private collection
Literature:
Répertoire général des sources manuscrites de l’histoire de Paris Pendant la Révolution française, t. II, Paris, 1892, p. XXXV-XXXVI ; Chronique de Paris, 22 mars 1791, p. 323