MESRINE, Jacques (1936-1979)

Autograph letter signed « El viejo » to his mistress Jeanne Schneider
[Prison de Fleury-Mérogis], 25 Janv. [19]77, 2 p. in-4°

« Sometimes I’d tell everyone to fuck off just to be completely alone »

EUR 900,-
Fact sheet

MESRINE, Jacques (1936-1979)

Autograph letter signed « El viejo » to his mistress Jeanne Schneider
[Prison de Fleury-Mérogis], 25 Janv. [19]77, 2 p. in-4°
Autograph cell address in the upper left corner.
Slight show-through of the paper in places

Tender letter from Public Enemy No. 1, attempting to make amends after a heated prison visit with his mistress, while nevertheless revealing glimpses of his explosive temperament

« I’ve received the prosecution’s submission regarding the “hold-ups”; nothing bad in it »


« Nanou d’amour,
Bonsoir madame Schneider… quelle agréable parloir… que du sourire (sic)… sincèrement on est un peu con… mais c’est la vie… il faut bien que de temps en temps je jette un peu d’ombre sur notre amour. Dire que tu ne saurai jamais ce qu’a provoqué mon brusque changement au parloir. Oh rien à te reprocher… mais je suis comme je suis et certainement pas celui que tu as connu il y a 8 ans [allusion à leurs braquages et enlèvements communs au Canada]… je veux dire celui que j’étais il y a 8 ans. Enfin notre parloir s’est bien terminé. Parfois j’enverrais tout le monde se faire foutre pour être totalement seul. J’espère que tu as bien compris le système du jeu. Tout les jours la même somme est ‘placée’. Vérifie toujours ton ticket pour la somme et pour le numéro du cheval. Il t’arrivera de perdre… mais en fin de mois tu seras toujours gagnante […] Cet après midi je faisais ma maquette et comme je pensais à notre ‘agréable parloir’… j’ai tout monté à l’envers… trois heures de boulot à recommencer… tu es heureuse (ma vache)… ça te venge un peu ! J’ai reçu mon réquisitoire sur les ‘hold ups’, rien de mauvais¹. […] La presse ne fait pas de cadeaux aux mecs de l’avenue de Breteuil… ils vont prendre dans les 18 à 20 ans, d’après moi². Une chose mon ange, au PMU, tu joues mais tu ne traînes pas, car c’est pas spécialement bien fréquenté et on pourrait te suivre pour savoir où tu demeures… pour te casser après ! vu que tu joues gros. OK. Voilà ‘Mademoiselle Jane’ (sic) j’espère que ce soir tu me fais une belle lettre où tu me dis que tu n’aimes pas que je t’engueule… et pourtant j’ai raison… comme toujours…
Bon, je te quitte en posant de doux bécots sur tout ce qui est toi. Bonne nuit chaton. El viejo.
La bise à la puce. »


1/ The prosecutor’s indictment led to Jacques Mesrine being sentenced on May 19, 1977, to 20 years in prison for armed robbery, receiving stolen goods, and weapons possession by the Paris Assize Court, presided over by Judge Petit. During this trial, a famous incident occurred: he loosened the knot of his tie, produced a small key, which he claimed was the key to his handcuffs obtained from a corrupt guard, then threw it to the journalists present in the courtroom, declaring that he had thus proven the corruption of the police and the justice system.

2/ Reference to the hold-up of the CIC bank on Avenue de Breteuil in Paris by Mahmoud Philippe El Shennawy and Taleb Hadjadj in September 1975. Mesrine was right: El Shennawy was sentenced to life imprisonment along with Taleb Hadjadj, a sentence later commuted to twenty years’ imprisonment. El Shennawy was released from prison on March 15, 1990.

Jacques Mesrine met Jeanne Schneider in 1968. She is a call girl whose pimps, according to Mesrine, had been shot dead by him. After committing several petty crimes across Europe, they flee to Quebec and continue their criminal activities. They spend several years in prison, despite the couple’s acquittal in the murder of Évelyne Le Bouthilier (the owner of a motel in Percé where the Mesrine–Schneider couple had stayed on the night of the killing).
Back in France to serve her sentence at Fleury-Mérogis Prison in early 1973, Jeanne learns that Mesrine has just been arrested in Boulogne-Billancourt and sentenced to 20 years in prison. From then on, the two lovers maintain a romantic correspondence. Tired of the gangster life, Jeanne Schneider eventually settles down and breaks off the relationship while he is still incarcerated. Mesrine does not stop; he fiercely denounces his conditions of detention and escapes. After 16 months on the run, he is shot dead by the Brigade de recherche et d’intervention on November 2, 1979, at the age of 42.

Provenance:
Jeanne Schneider’s estate

Keep ahead of the pack

Join our mailing list and be the first to hear our latest news and biggest announcements.

By signing up you agree to our privacy policy. You can unsubscribe at any time.