MESRINE, Jacques (1936-1979)

Autograph letter signed « El viejo » to his mistress Jeanne Schneider
[Prison de Fleury-Mérogis], 8 Dec. [19]76, 2 p. in-4°

« To be honest, I don’t give a fuck about their sentence… even if I were condemned to death, I think I’d still laugh! »

EUR 1.200,-
Fact sheet

MESRINE, Jacques (1936-1979)

Autograph letter signed « El viejo » to his mistress Jeanne Schneider
[Prison de Fleury-Mérogis], 8 Dec. [19]76, 2 p. in-4°
Autograph cell address in the upper left corner.

Mesrine talks about his upcoming trials and reflects on his novel L’Instinct de mort, which he is about to finish

« I don’t like winters in prison; it’s even more boring there. I can’t wait for the trials so I can have a bit of fun… »


« Nanou d’amour,
Bonsoir mon ange -‘7-8-9’ ! » non ce n’est pas le tiercé dans l’ordre… c’est l’arrivée de tes lettres d’amour et crois moi, je préfère ces messages de ma douce poupée… que des tickets gagnants… bien que ces derniers temps je l’ai eu dans l’os et de beaucoup. C’est pas grave il en reste encore (sic). […] As-tu été voir Mury ? moi j’ai reçu une lettre d’elle aujourd’hui. je vais lui répondre ce soir comme un ‘bon père’ que je suis. Sur une de tes lettres tu me dis ne pas bien dormir… ça ma puce c’est le résultat de toutes les saloperies de pilules que tu as prises à Fleury pour dormir. Tu auras énormément de mal à retrouver ton équilibre. mais en prenant le soir des infusions cela t’aidera. Comme cela ‘la belle Sabri’ t’a servi ton repas… si maman avaut vu cela elle en aurait eu une indigestion. […] Le 14 décembre il faut envoyer 393 fr à Pigier. Je t’envoie le paper. Si mon banquier t’a remis les 10.000 fr tu en profites pour faire parvenir le mandat de 1.000 fr à mon ami, surtout ne te trompes pas de destinataire (sur le talon du mandat marque lui ‘la bise’). Tu as le temps de l’envoyer, ce n’est pas à un jour près. Pour mon colis nous en reparlerons au parloir… la vérité est que je n’ai envie de rien (sauf de toi)… mais nous n’avons droit qu’à 5 kg… alors quel morceau choisir (sic)… je sais, la cuisse ! J’ai travaillé à mon bouquin [L’Instinct de mort] il sera terminé dans deux jours. J’en ai ras le bol d’écrire… mais c’est dans le pas mal… même si Laffont trouve cela trop dur. Autrement tout va bien… mais je n’aime pas l’hiver en prison, on s’y emmerde encore plus. Vivement les procès que je m’amuse un peu. Avec mon bouquin sur le marché, je risque d’avoir un sacré combat à livrer. Je le termine en disant qu’il est mon pire réquisitoire. Sais-tu qu’il risque aussi d’avoir l’effet contraire.. car l’homme qui se juge lui même enlève, à ceux qui en étaient chargés, toutes les armes qu’ils auraient pu utiliser pour sa perte. À la vérité je n’en ai rien à foutre de leur sentence… même condamné à mort je crois que je me marrerais !… Je sais ! pas toi… et pourtant tu veux me mettre la corde au cou (sic). Petite fille je pose mes lèvres sur les tiennes en doux bécots d’amour. Bonne nuit mon ange. La bise à ‘miss sagesse’. Te quiero. El viejo x »


Understanding that it will probably be years before another opportunity for escape presents itself, Mesrine decides to write his autobiography, The Death Instinct, which is published on March 3, 1977, by J-C Lattès. He writes it in the high-security wings of La Santé and Fleury-Mérogis prisons. On May 19 of the same year, Mesrine is sentenced to 20 years in prison for armed robbery, receiving stolen goods, and illegal possession of weapons by the Paris Court of Assizes, presided over by Judge Petit.

Jacques Mesrine meets Jeanne Schneider in 1968. She is a call girl whose pimps, according to Mesrine, had been shot dead by him. After committing several petty crimes across Europe, they flee to Quebec and continue their criminal activities. They spend several years in prison, despite the couple’s acquittal in the murder of Évelyne Le Bouthilier (the owner of a motel in Percé where the Mesrine-Schneider couple had stayed on the night of the murder). Returning to France to serve her sentence at Fleury-Mérogis at the beginning of 1973, Jeanne learns that Mesrine has just been arrested in Boulogne-Billancourt and sentenced to 20 years in prison. From then on, the two lovers maintain a romantic correspondence. Tired of the gangster life, Jeanne Schneider eventually settles down and breaks off the relationship while he is still in prison. Mesrine, however, does not stop: he fiercely denounces his prison conditions and escapes. After 16 months on the run, he is shot dead by the BRI on November 2, 1979, at the age of 42.

Provenance:
Jeanne Schneider’s estate

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