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Autograph letter signed « El viejo » to his mistress Jeanne Schneider
[Prison de Fleury-Mérogis], 10 Sept. [19]76, 2 p. in-4°
« That’s the way society is… it condemns gangsters, yet gets a hard-on reading about their lives! »
Autograph letter signed « El viejo » to his mistress Jeanne Schneider
[Prison de Fleury-Mérogis], 10 Sept. [19]76, 2 p. in-4°
Autograph cell address in the upper left corner.
Long letter from Mesrine blending tenderness for his mistress and his daughter Sabrina with recollections revisited while writing L’Instinct de mort
« Nanou d’amour,
Salut à toi mon z’amour ! Ce soir ta lettre n°9 et ce matin la n°8. Tu as l’air dans une forme exceptionnelle car j’ai trouvé ta lettre joyeuse… Il est vrai qu’elle était juste après notre parloir… donc ma puce avait sa bonne humeur pour recevoir une future juge ! Pourquoi pas je pense au contraire qu’il esst très utile que ce contact se fasse. Et j’aimerais bien que des stagiaires viennent me voir. Je pense qu’ils en tireraient un enseignement car je suis quand même un vieux monsieur plein d’expérience… faute de sagesse. […]
Aujourd’hui j’ai travaillé comme un dingue sur ce maudit bouquin [L’Instinct de mort], j’en suis déjà à notre rencontre. Je commence ce passage demain… et très délicat à écrire… mais combien agréable d’être enfin arrivé à toi. Car le passé oublié ne s’écrit jamais avec le cœur, même s’il a existé, chose que je ne peux pas faire dans une biographie. Je pense qu’à notre sujet je vais être d’une sincérité absolue, car notre histoire est belle si on sait la regarder dans le fond d’elle-même. J’en avais tellement marre que j’ai baclé ma vie aux Îles Canaries et ma séparation en deux pages manuscrites. Tu sais mon ange je ne le fais que pour le fric que cela va me rapporter, car je n’aime pas écrire… mais pas du tout. J’ai reçu une lettre de [Jocelyne Der]aiche qui elle-même a reçu des bonnes nouvelles de la ‘Vicrtoria Film production’ – Eh oui… et on dit que le crime ne paie pas… si… après ! La société est ainsi faite… on condamne les voyous mais on bande en lisant leur vie ! […]
Hier la petite [sa fille Sabrina] m’a demandé d’aller au ‘Bol d’or’. Tu sais, c’est le grand prix de moto. Je lui ai donné mon accord. Son petit copain a l’air d’être sérieux. Ou elle m’a fait sourire c’est en me disant ‘tu sais papa… je suis toujours vierge !’. Cela me démontre que les conversations que j’aie eu sur ce sujet avec elle ont été bénéfiques. Les mômes ont le besoin de se confier, à ce sujet elle saut que la porte est toujours ouverte. Autrement je suis en pleine forme je commence à retrouver mon calme de façon réelle. Il est vrai que mes surveillants sont super-biens – Cela est d’une importance considérable. Car de mon côté je crois être un gars correct. Je ne suis pas allé au mitard pour un motif valable… ça je le sais. Mais j’en avais moi-même décidé ainsi.
Petite fille de mon cœur je termine, demain tu vas occuper des pages entières et pour cause !! Ton vieux révolté pose en tendres bécots, ses lèvres sur les tiennes. On s’aime… alors le reste !!! Bonne nuit mon ange et merci pour ta lettre, je l’ai trouvée bien agréable à lire.
Te quiero chaton.
Ton viejo à toi. »
Understanding that it would probably be years before another opportunity to escape presented itself, Mesrine decided to write his autobiography, The Death Instinct, which was published on March 3, 1977, by J-C Lattès. He wrote it in the high-security wings of La Santé and Fleury-Mérogis prisons. On May 19 of the same year, Mesrine was sentenced to 20 years in prison for armed robbery, receiving stolen goods, and illegal possession of weapons by the Paris Court of Assizes, presided over by Judge Petit.
Jacques Mesrine met Jeanne Schneider in 1968. She was a call girl whose pimps, according to Mesrine, he had shot dead. After committing several thefts across Europe, they fled to Quebec and continued their criminal activities. They spent several years in prison, despite the couple being acquitted in the murder of Évelyne Le Bouthilier, the owner of a motel in Percé where the Mesrine-Schneider couple had stayed on the night of the murder. Returning to France to serve her sentence at Fleury-Mérogis at the beginning of 1973, Jeanne learned that Mesrine had just been arrested in Boulogne-Billancourt and sentenced to 20 years in prison. From that point on, the two lovers maintained a romantic correspondence. Tired of the gangster life, Jeanne Schneider eventually settled down and broke off the relationship while he was still in prison. Mesrine, however, did not stop: he relentlessly condemned his prison conditions and escaped. After 16 months on the run, he was shot dead by the BRI on November 2, 1979, at the age of 42.
Provenance:
Jeanne Schneider’s estate