HUBER, Jean (1721-1786)

Autograph letter signed « Huber » to a Lord
Geneva, 1 Dec. 1761, 5 pp. in-4°, sewn at the centre, on laid paper

« The eagerness with which I seek out all that does honour to human nature has trained me to judge men as quickly as I cut their silhouettes »

EUR 6.000,-
Fact sheet

HUBER, Jean (1721-1786)

Autograph letter signed « Huber » to a Lord
Geneva, 1 Dec. 1761, 5 pp. in-4°, sewn at the centre, on laid paper
Housed in a titled folder embossed “The Athenaeum”
Several corrections and deletions in the author’s hand; central stitching fragile in places
The text is transcribed here as written by Huber

Jean Huber’s pursuit of artistic recognition in Britain:

« I am told, in order to persuade me to undertake this journey, that my modest talent (whose only merit lies in its novelty) can achieve distinction only in a country where all that the arts have produced of the finest is to be found […] and that I must begin by deserving the attention of His Majesty. »

A rare and unpublished autograph letter by the Genevan silhouettist


In the hope of an impending journey to England, one he would ultimately never undertake, Jean Huber endeavoured, with no little skill, to make his name known within the circles of the royal court through the intermediary of his correspondent: « Je n’ay eu que peu d’instans l’honneur de vous voir My Lord – mais l’avidité avec laquelle je recherche tout ce qui fait honneur a la nature humaine, m’a exercé a juger les hommes aussi vite que je les découpe. Mon jugement a été confirmé par tous ceux qui ont eu l’honneur de vous connoitre plus particulièrement. Mr Cranford en tête, et puis Madame la Marquise de Genti [sic, Angélique de Gentils (1731–1771), Marchioness of Langallerie, née Constant] (avec la quelle par parenthèse vous m’avez fait une petite affaire dont je ne vous veux pas le moindre mal). L’attention qu’il vous a plû de faire a mon individu envous rappellant que vous maviez parlé des caricatures de Mr Townsend et le soin que vous avez pris de me les envoyer en les accompagnant de la lettre la plus flatteuse, etant en Angleterre au Sein des honneurs et des plaisirs, cela acheve le tableau et augmente mes regrets de n’être pas a portée de profiter de mes decouvertes. J’en ay fait quelques unes a peu près de la même espèce et je déplore la fatalité qui a dispersé tous les individus qui se conviennent. Mylord Orford est un de ces individus ; je souhaitterois que vous le connussiez particulièrement, il me serviroit dans votre esprit et vous disposeroit a me voir arriver avec une sorte de plaisir a la suite de My Lord Duc de Grafton [Augustus Henry Fitzroy (1735-1811), 3rd Duke of Grafton], qui me presse de faire avec lui le voyage d’Angleterre lété prochain. J’en ay reçu mille marques de bontes pendant le sejour quil a fait ici. J’ay eu le bonheur de contribuer aux amusemens de Madame la Duchesse. […]
On me dit pour me persuader a faire ce voyage que mon petit talent (dont la nouveauté fait tout le merite) ne peut être illustré que dans un pays ou tout ce que les arts ont produit de mieux, est [sic] rassemblé. Que je dois commencer par meriter l’attention de Sa Majesté [George III, qui venait d’accéder au trône huit mois plus tôt], et lui faire agréer que mes ouvrages ayent une place dans son cabinet. Cet honneur seul me suffit, il porte toute la recompense que je puis pretendre. Je desirerois que Sa Majesté daigna faire cette faveur a un Portefeuille que My Lord Basborough [sic, William Ponsonby (1704–1793), 2nd Earl of Bessborough] doit lui presenter de la part du duc de Grafton. Et pour operer un accueil plus favorable, la recommadation de Mr Worsley [Thomas Worsley (1710-1778)] auroit un grand poids. […] Il savoit je suis neveu de son grand ami Mr de Dardagny. C’est ce que vous pourriez My Lord lui insinuer la premiere fois quil se trouvera sous vos pas.
My Lord Basborough a en mains une traduction d’une preface que j’ay faite a mon portefeuille. La lecture n’en est pas inutile.
[…] Il est sur que la Gloire qui est l’Idole des artistes dépend d’un debut brillant – et que ce debut depend de l’accueil des têtes couronnées. Les moyens de me le procurer vous sont mieux connus qu’à moi. Je ne doute pas de la volonté My Lord. Mes observations sont sures. […]
J’ay l’honneur d’être
My Lord
Votre tres humble et très obéissant serviteur.
Huber »


Born into a family of cosmopolitan Genevan financiers, Jean Huber (1721–1786) was destined by his family for a career in law. In his youth, between 1737 and 1741, he served as aide-de-camp to William VIII, Vice-Landgrave of Hesse-Kassel, and subsequently under the colours of Charles Emmanuel III, King of Sardinia, during the War of the Austrian Succession.
Huber distinguished himself as a versatile artist whose reputation rests primarily on his multifarious representations of Voltaire, his illustrious neighbour at Ferney, cut from playing cards, such as Voltaire Soaring through the Air on Pegasus (c. 1768), as well as landscapes and genre or mythological scenes carved from parchment or prepared white vellum. He designated these large-format works by the term tableaux en découpures.
His connections with the British aristocracy constituted the principal means by which he gained access to English artistic circles. He cultivated close ties with Augustus Henry Fitzroy, 3rd Duke of Grafton, the 2nd Viscount Palmerston, and William Beckford, whom he met during their stays in Geneva as part of the Grand Tour. It was precisely through the intermediary of the Duke of Grafton that, in 1760, one of his large parchment works (tableau en découpure) was presented to the British Museum, and that in 1762, a collection of tableaux en découpures was offered to the newly crowned King George III. The monarch in turn rewarded Huber with a leather-bound album containing the complete engravings of William Hogarth — works that would directly inspire the artist’s definitive self-portrait.

Provenance:
Private collection

Literature:
Garry Agpar in British-French Exchanges in the Eighteenth Century [Chapt. 14],  ed. Kathleen Hardesty Doig and Dorotthy Medlin, Cambridge Scholars Publishing, 2007, p. 274-287

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