HUYSMANS, Joris-Karl (1848-1907)

Autograph notes
N.p. [June 1900], 2 p. ½ small in-8°, in black ink

« It is Flamboyant Gothic, a shift from the Romanesque—but what a degree of decadence, of renaissance! »

EUR 1.200,-
Fact sheet

HUYSMANS, Joris-Karl (1848-1907)

Autograph notes on a booklet for Pentecost 1900 at Poitiers Cathedral
N.p. [June 1900], 2½ pp. small in-8°, in black ink
Letterhead “Maîtrise de la Cathédrale de Poitiers,” splits along the folds

Interesting unpublished notes by the writer on his devotion to plainchant and his loathing of the Renaissance


Huysmans wrote various reflections, sometimes in abbreviated form, in the margins of a booklet for Pentecost of the year 1900. Alongside the printed program, one can thus read what appear to be the writer’s immediate reactions: « chevauchée – l’un part, l’autre repiétine au même endroit. C’est la queue leu leu – sans ensemble – et tout finit non dans une culbute, mais en une posture horizontale, en lame tendre, droite. » Further down the first page, he adds: « Bien – un verset plain-chant, un autre en fioriture, des volubilis obscurs – tout se ressemble – 16e ou 7e – c’est de la fugue, du déroulage – où sens religieux de tout cela – du compliqué, des chevaux partis pas ensemble et des pégases devant arriver ensemble au but, tout en gardant leur distance – comprends pas – Ah ! Seigneur, le simple plain-chant – la musique pour tous – L’obscurité de tout cela. » Opposite the second printed page, Huysmans continues his reflections in a long paragraph on the third page: « Le Dixit, le Magnificat, système de St Sulpice – un verset plain-chant puis la broderie de l’autre. Plus curieux qu’à St Sulpice. Intéressant pour les psaumes, parce que plus clair. C’est du gothique flamboyant, changeant du roman – mais quel degré de décadence, de renaissance ! la cacophonie – la chevauchée là-dedans, avec en même temps ? bidet. Vive celui du plain-chant – « du resurrexit, ? dixit », si simple, si sérieux, si frêle, si ample. Et vive les Tantum ergo. C’est un lacis inextricable. Ce n’est pas de la musique de l’Église, ça ; c’est de la filanderie embrouillée de tous fils. – […] Et le pis, c’est que qui en a entendu une, a entendu l’autre. […]. Toucher des âmes avec ça, zut ! – C’est de la mécanique très savante, je veux le croire. Je préfère les ris ou les larmes des alleluia ou du stabat du plain-chant. »


Huysmans had been residing at the Abbey of Saint-Martin de Ligugé since June 1899. One may thus surmise that he attended Mass in Poitiers, close by Ligugé. These notes reflect one of Huysmans’s favorite themes: his devotion to plainchant and his loathing of the Renaissance (which he traced back to the end of the Gothic period, the so-called “Flamboyant” style). This sharply held opinion is already very much in evidence in Là-bas (1891): « C’est seulement à partir de la Renaissance que la crasse s’est implantée en France. Quand on songe que cette délicieuse Reine Margot avait le corps macéré de parfums mais jambonné tel qu’un fond de poêle ! — Et Henri IV qui se flattait d’avoir les pieds fumants et le gousset fin ! » (éd. Tresse & Stock, 1895, chap. XII, p. 252). Finally, it should be noted that these notes are closely related, both in time and in spirit, to a planned novel on the liturgy, most likely dating from that same year, 1900, of which only a few pages of sketches survive, published in the Cahier de l’Herne Huysmans (1985, repr. 2019, pp. 206–218).

Provenance:
Private collection

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